L’hôtel Cheval Blanc ouvre à la Samaritaine, LVMH rentabilise son investissement

Adrian Scottow/ Wikimedia Commons

C’est un événement dans le monde de l’hôtellerie, LVMH ouvre aujourd’hui à Paris un hôtel de luxe sous l’enseigne Cheval Blanc dans l’immeuble de la Samaritaine.

LVMH s’offre un premier palace parisien

Deuxième acte de la renaissance de la Samaritaine, au début de l’été, le géant du luxe avait rouvert la partie grand magasin. Pour rentabiliser son investissement et s’offrir un premier palace parisien, LVMH avait depuis le début annoncé l’ouverture d’un hôtel de luxe, qualifié en interne de « maison ».

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Loin d’un hôtel géant, il n’y aura que 72 chambres. Celles de 45 mètres carrés seront à un peu plus de 1.000 euros la nuit et le prix de la grande suite de plus de 1.000 mètres carrés avec 7 chambres et piscine privée n’est pas encore connu. Au-delà de son aspect Art Déco, les vues sur la Seine et l’emplacement au cœur de la capitale de cet hôtel font tout son charme.

Cheval Blanc va contribuer à rentabiliser l’investissement dans la Samaritaine

LVMH est un géant du luxe dans la mode, la bijouterie, l’horlogerie, les spiritueux, il y a donc une forme de logique à s’orienter vers les palaces car la clientèle est la même. Le groupe avait déjà ouvert des hôtels Cheval Blanc à Courchevel ou dans des îles paradisiaques. Maintenant LVMH s’attaque aux grandes villes qui sont des destinations à la fois pour les touristes, le monde des affaires, de la culture ou de la mode. Le groupe a également investi plus de 2,5 milliards en 2019 pour reprendre le groupe Belmond qui gère des palaces et des trains de tourisme et de prestige haut de gamme. Ce marché en croissance et vecteur d’image est rentable, mais tout de même moins que les marques de mode qui génèrent des milliards de chiffre d’affaires.

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L’hôtel Cheval Blanc va contribuer à rentabiliser l’investissement dans la Samaritaine. D’autant qu’à côté de cette activité, quatre restaurants permettront de séduire les Parisiens et de mettre en valeur les savoir-faire du groupe. Le risque est en fait assez limité car au total le luxe ne représente que 2.500 à 3.000 chambres sur les 80.000 que compte la capitale. LVMH n’en rajoute que 72 de plus. Avec le Covid, les touristes internationaux sont moins nombreux, mais les Chinois et les Américains vont finir par revenir. 80% des clients des palaces arrivent en général en avion.

David Barroux 

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