Les entreprises tentées d’utiliser les données personnelles de leurs salariés pour déconfiner

Les entreprises préparent le retour au travail et fixent leurs conditions. Elles pourraient aussi s’appuyer sur les nouvelles technologies afin de faire respecter les mesures sanitaires, mais aussi identifier les personnes sensibles avec des questionnaires sur leur santé.

 

Véolia va dépenser 15 millions d’euros pour préparer le retour au travail de ses salariés

Elles n’attendent pas les instructions des politiques. Une double page dans Les Echos fait l’inventaire des problèmes soulevés dans les entreprises par le retour au travail. Vous apprendrez par exemple que si les cantines rouvrent, ce sera plutôt pour de la vente à emporter. Fini la queue avec plateau-repas. Véolia prépare un plan quasi militaire pour le déconfinement de ses troupes et va investir 15 millions d’euros dans l’organisation sanitaire du retour du personnel et s’est fixé un quota de 30 % d’employés qui pourront être présents au siège. 30 % maximum.

 

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Chez Engie ce sera 20 % et le port du masque sera obligatoire à partir du 11 mai, avec un retour partiel dans sa tour de La Défense à partir du 11 mai. Le Crédit agricole et le cabinet de conseil Onepoint ont eux décidé de créer une co-entreprise destinée à utiliser les data pour aider les entreprises et les salariés à revenir dans les meilleures conditions. Autrement dit, là où le gouvernement ralenti sur l’appli Stop Covid, les entreprises accélèrent et se servent autrement des nouvelles technologies.

 

 

Des montres connectées conçues pour diagnostiquer les symptômes du coronavirus

Que vont faire le Crédit agricole et Onepoint ? Créer un badge électronique baptisé Copass, définissant à partir d’un questionnaire le niveau de vulbérabilité du salarié au virus afin de l’accompagner dans son retour progressif au travail. Autre initiative utilisant les technologies, un boîtier qui s’appelle Ubudu. Vous pouvez en équiper votre personnel pour qu’il respecte, selon la configuration de leur lieu de travail, la fameuse distanciation sociale. Si cette distance n’est pas respectée, Ubudu sonne !

 

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Dans El Pais, on vous reparle des montres connectées. Si on utilisait les data qu’elles mesurent déjà  (rythme cardiovasculaire, température), on pourrait faire de l’analyse prédictive des données et repérer un virus en incubation avant même les premiers symptômes. Vous voyez, là où le débat public s’enlise sur la fameuse appli Stop Covid, avec les peurs habituelles sur les libertés, la société civile prend de l’avance.

 

 

David Abiker

 

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