Le ministère de la Justice recherche des communicants pour épauler les magistrats

Stephen Carlile/ Flickr

A l’heure des chaînes d’information en continu et des réseaux sociaux, les magistrats sont de plus en plus exposés et certains ont du mal à communiquer, explique La Croix ce matin. Alors, les tribunaux recrutent des communicants.

Les élèves de l’ENM formés au « media training »

Le ministère de la Justice a publié une petite annonce : « recherche communicant du privé pour épauler les magistrats ». Mais que peut-on dire, sans perturber l’enquête, en protégeant les victimes et leurs familles, et en protégeant aussi la présomption d’innocence ? L’équation est si ténue que sur les bancs de l’Ecole nationale de magistrature, les élèves ont depuis peu des formations de « media training ».

L’Union syndicale des magistrats dénonce le projet

Du côté de l’Union syndicale des magistrats, le projet détonnant du garde des Sceaux de recruter des professionnels de la communication passe plutôt mal. La Croix cite sa présidente : « Le risque est que les magistrats soient dessaisis de leur communication, au final gérée par des communicants, payés par le ministère. Un autre problème concerne le fait que ces sociétés puissent avoir accès à des infos relevant du secret de l’instruction ».

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François Mollins, Procureur de la République de Paris, raconte à La Croix, qu’à un moment lors des attentats de 2015, il a même été question d’ouvrir un compte twitter pour communiquer en quasi temps réel. « Je m’y suis refusé » explique-t-il, « il ne me semblait pas souhaitable de céder à une sorte de diktat de l’immédiateté » conclut-il.

Victoire Faure

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