La Vache qui rit : Savez-vous que le nom de cette marque est une référence à Wagner ?

GILE Michel/SIPA

C’est une des plus célèbres marques de fromage. En 2021, Le Parisien Week-end vous racontait sur 5 pages vachement bien illustrées l’histoire fantastique de la marque.

La recette d’abord, fromage, beure et lait, fondus à 140 degrés, coulés dans des triangles d’aluminium à une température de 72 % pour ensuite rejoindre leur boîte ronde, tout cela dans l’usine historique de Lons-le-Saunier dans le Jura. Au départ, la Vache qui rit est composée d’excédents de Comté, et puis avec le temps les fabricants ont utilisé des restes d’Emmental, de Gouda, de Cheddar.

Mais le plus fascinant, c’est l’histoire sociale de ce fromage aujourd’hui vendu dans 120 pays, est dont le nom est souvent traduit tel quel. Sa formule « longue conservation » est elle-même une révolution ! Léon Bel a une idée géniale, lui trouver un nom rigolo, qu’il a eue dans les tranchées de la Première guerre mondiale. Léon Bel est soldat dans la logistique. Pour signaler l’arrivée des trains de viande, il a l’idée d’utiliser une vache qui rigole. On appellera ça la vachkirye en un seul mot, pour se moquer des Allemands qui adulent les Walkyries célébrées par l’opéra de Wagner.

La Vache qui rit fait travailler 14 000 personnes dans le monde

Et Le Parisien Weekend explique que ce n’est qu’après la guerre que Léon Bel reprend « Vache qui rit » en trois mots à son compte et colle sur sa boîte de fromage la tête de la vache dont le design va évoluer dans le temps. Les fromageries Bel existent toujours, qu’elles sont restées françaises et que c’est un peu un morceau de l’histoire économique du pays.

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La vache fait travailler 14 000 personnes dans le monde, il se vend 12 milliards de portions chaque année sur la planète dont 40 % en Afrique. Bref, la Vache qui rit a traversé deux guerres mondiales, les années 60, et le choc pétrolier.

David Abiker

©INPI

 

 

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