Européennes, les coulisses de la présidence, Vincent Lambert : Michel Grossiord fait le tour de l’actualité dans sa Revue de Presse

Chaque matin, Michel Grossiord décrypte l’actualité et vous partage sa Revue de Presse

La revue de presse… Dans les coulisses de la présidence !

Dans les coulisses de l’interview d’Emmanuel Macron à 9 journalistes de la presse régionale… Nous allons y pénétrer dans un instant…
Dans les coulisses des présidences : nous y entrons avec… Fabrice Luchini à qui il arrive de donner des interviews à d’autres journaux que Le Figaro dont il fait souvent la Une… Cette fois, le comédien s’exprime dans Le Monde…
« J’ai une fascination du pouvoir »…
La gauche, la droite, Sarkozy, Hollande, Macron… Confidences dans les pages cannoises du quotidien du comédien qui campe un politicien dans « Alice et le maire »

On sait qu’il n’est pas de gauche, mais les présidents sont pour lui des énigmes…

« Des énigmes. Ils ont une névrose très mystérieuse ».
« Etre en haut du système, ce n’est pas rien. »
« Quand j’ai dit à mon père que Chirac était venu au théâtre, ce fut un des plus beaux moments de sa vie ».
A propos de sa vie, Fabrice Luchini courtisé à gauche comme à droite tient à faire savoir : « Je n’ai aucune raison de haïr la société qui a fait sortir de sa condition un gamin de Barbès-Rochechouart dont le père était immigré italien et la mère de l’Assistance publique… »

La plus grande énigme parmi les présidents est (selon lui) François Hollande !

« Il est comme un moine zen, il a une manière de se débarrasser de son égo qui est intéressante »…
« Quant à Macron, c’est la séduction lumineuse… Il m’a fait rire une fois quand il était ministre de l’Economie. On avait déjeuné, puis j’avais un dîner avec Hollande. Il m’a mis un SMS : « tu tapines à tous les étages »… »
« C’est faux, précise Luchini : Tapiner c’est avoir le résultat d’une passe. Ce n’est pas mon cas, je ne touche rien… »

Question : Emmanuel Macron peut-il compter sur sa « séduction lumineuse » pour peser sur le scrutin européen ?

Il se déploie dans presque toute la presse régionale : « Je ne peux pas rester spectateur », « Je suis un patriote européen », « J’ai une responsabilité devant l’histoire »…
Le Chef de l’Etat dénonce une connivence entre les nationalistes et des intérêts étrangers, et parle po-si-ti-vement de l’Europe, ce qui tranche avec toutes les têtes de listes, y compris d’ailleurs Nathalie Loiseau à qui Les Dernières nouvelles d’Alsace reprochent une forme de lâcheté, en tout cas une facilité et même un mensonge sur la supposée perte de contrôle de l’Union par les Etats…

On relève que Nathalie Loiseau n’est pas citée par le Chef de l’Etat…

Et pourtant, les intervieweurs l’ont mentionnée devant Emmanuel Macron… (La Voix du Nord a décliné l’invitation, refusant que l’interview soit relue avant publication, et jugeant qu’elle créé un déséquilibre démocratique à 5 jours du scrutin)

Un petit détour par nos confrères étrangers établis à Paris… Les Echos ont voulu savoir comment les médias étrangers jugeaient la France de Macron…
Mélange de fascination et d’acrimonie. Et souvent le même jugement dans la bouche des correspondants : « Le rayonnement de la France a pâli depuis les années 60 ». Qu’il s’agisse de politique, de culture ou de vie des idées ».
Dans le nord de l’Europe, protestante et libérale, l’Hexagone est source d’interrogations…
La Suédoise Margaret Svensson s’exprime en ces termes : « En Suède où tout doit être efficace, ultramoderne, la France est vue comme un pays à l’ancienne : on y utilise encore des chèques, on fait ses courses chez le boucher… »
Les chèques ? Franchement de moins en moins…
Et les courses chez le boucher : ça ne peut être que le mot d’une vegan…

Le nouveau rebondissement dans l’affaire Vincent Lambert se hisse à la Une…

L’Union de Reims, là où cet homme de 42 ans est hospitalisé, titre « Le Coup de théâtre »… La cour d’appel de Paris ordonne la reprise des traitements.
C’est la 2ème fois que l’arrêt des traitements de ce patient est interrompu par la justice.
Le Figaro redit son rejet, je cite, de cette grande opération de dénégation qu’a entreprise l’homme moderne qui croit vaincre la mort en la donnant lui-même » (Laurence de Charrette considère que Vincent Lambert est l’otage de nos peurs)
Dans Ouest France, Jeanne Emmanuel Hutin réclamait la reprise des traitements : irions nous vers une société où les plus faibles, les plus malades, les plus dépendants n’auraient plus leur place ? On voit vers quelle inhumanité cela nous conduirait…

Dossier complet dans Libération sur ce sujet délicat autour de « questions de vie et de mort »… mais on sent bien, même chez ceux qui jugent l’obstination déraisonnable qu’il n’est pas question de se poser en donneur de leçon : comme l’écrit Le journal de la haute-marne : personne n’a le droit de juger la maman ou à l’inverse les proches qui souhaitent le voir partir…

 

Michel Grossiord

 

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