Emmanuel Macron et Angela Merkel présentent un plan européen de relance de 500 milliards d’euros

Angela Merkel, réticente à une mutualisation des dettes, a dû céder du terrain à Emmanuel Macron, après la remise en cause, par la justice allemande, de la politique de la BCE. Un plan de 500 milliards d’euros de relance de l’économie est ainsi proposé, mais peut encore être retoqué par l’Autriche et les Pays-Bas.

 

Angela Merkel et Emmanuel Macron caricaturés en hamsters pédalant pour rallumer la flamme de l’Europe

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont proposé hier un plan de relance européen basé sur des dons, et non plus des prêts. « 500 milliards pour le redressement de l’Europe ». C’est la Une du Figaro. « Europe, la relance en marche », titre Les Echos, qui sous-entend le bénéfice politique pour le chef d’Etat français. A la Une de l’Opinion, Angela Merkel et Emmanuel Macron pédale dans un petit moulin, comme des hamsters pour rallumer la flamme européenne. C’est le dessin de KAK. Et l’Opinion titre : « Macron et Merkel, pour un électrochoc européen ».

 

 

Alors rien n’est fait, car pour l’instant, ce plan à 500 milliards n’est qu’une proposition. Pour Le Soir de Belgique, « les deux dirigeants ont dessiné les contours de leur vision commune ». Le New York Times parle « d’initiative audacieuse » qui, si elle réussit, fera progresser l’Europe. Le coronavirus aura au moins une vertu. En Allemagne, pour le Süddeutsche Zeitung, il aura fallu « une catastrophe sanitaire pour secouer l’Europe » et sortir de l’opposition entre pays du sud et du nord.

 

Christine Lagarde salue une initiative « ambitieuse, bienvenue et ciblée »

Enfin, le site américain Politico observe que l’Europe a peut-être marqué une avancée, mais à condition que les Pays-Bas et l’Autriche notamment ne s’opposent pas à un tel plan. Pour Nicolas Beytout de l’Opinion, Macron a réussi un gros coup, a remporté « un joli trophée européen et une reconnaissance de la puissante Allemagne que la France a retrouvé un peu de sa crédibilité ». Dans Les Echos, Christine Lagarde, patronne de la BCE, estime évidemment que « l’initiative est ambitieuse, bienvenue et ciblée ».

 

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Quant à Cecile Cornudet, dans son édito des Echos, elle qualifie l’opération européenne de Sorbonne à l’envers. En clair, lors de son discours sur l’Europe à la Sorbonne il y a 3 ans, le président français s’était servi de sa légitimité nationale toute neuve pour bousculer l’Europe. Depuis hier, c’est l’inverse. Il se sert de l’Europe pour tenter un rebond national.

 

 

David Abiker

 

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