Des tornades ravagent les Etats Unis, déjà fortement impactés par le coronavirus – La chronique de Laurence Haïm

En plus de l’épidémie de Covid-19, les Etats-Unis doivent affronter une série de tornades qui touchent particulièrement des Etats refusant le confinement. Face à l’ampleur des destructions, les débats sur le virus et les mesures de distanciation ne sont plus à l’ordre du jour.

Les Etats du Mississippi, de Louisiane, du Texas ou encore de la Floride sont touchés par les tornades

Il est souvent facile cette semaine de dire en France, en voyant des images d’Américains, qu’ils sont fous. Mais personne, à mon sens, ne peut vraiment comprendre la mentalité d’une partie de l’Amérique qui se révolte, sans évoquer la pluie et le beau temps. Car en plus de l’épidémie, des millions d’Américains doivent depuis quelques jours, et comme chaque année, affronter la saison des tornades.

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Et elles surviennent souvent dans les Etats qui sont contre le confinement. Depuis mercredi, 26 tornades ont déjà traversé les grandes plaines du sud et les Etats du Mississippi, de Louisiane, du Texas, de Floride, de Georgie, d’Alabama… Et même à Washington D.C., où des pluies torrentielles se sont abattues.

 

 

Malgré les consignes de distanciation, les fidèles se réunissent à l’église pour prier le ciel

Le soleil ne brille plus du tout sur une partie du pays, où parfois, pompiers, policiers, infirmières s’occupent des malades, mais ramassent aussi en pleurant les débris de leur petite maison achetée à crédit. Alors, dans une partie du sud américain, il y a aussi les héros : les volontaires qui viennent donner tous leurs vêtements, leurs jouets pour enfants et parfois leurs pommes de terre.

 

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Et puis, il y a aussi les pasteurs qui incitent chacun à trouver un peu de réconfort dans des petites églises, en se rassemblant 2 à 3 fois par semaine et en priant pour l’aide divine contre les tornades et les malédictions du ciel. Dans cette Amérique si courageuse, si ébranlée par le mauvais temps, les distances de sécurité et les débats sur la chloroquine ou le virus restent bien loin des larmes de cette réelle douleur dans le pays.

 

Laurence Haïm

 

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