Des photos jamais vues ! Michel Grossiord nous en parle dans sa Revue de Presse

Chaque matin, Michel Grossiord décrypte l’actualité et vous partage sa Revue de Presse

 

La revue de presse… avec des photos jamais vues

Un grand réfectoire… Des centaines de personnes sont attablées… Celles qui remarquent l’objectif de l’appareil photo, braquées sur elles, sourient naturellement…
Photos en noir et blanc… 14 au total… exhumées du passé. Et dont on ne connait pas l’auteur. Elles ont été retrouvés dans un album de famille…
Des images rarissimes, annoncent Le Progrès de Lyon à la Une…
Ces photos nous font entrer dans le camp ouvert à Vénissieux en août 1942 pour accueillir les juifs étrangers raflés dans les départements de la région, le Rhône, la Loire, la Saône et Loire, l’Ain, le Jura, l’Isère, l’Ardèche, la Drôme, la Savoie et la Haute-Savoie…
« On ne connaissait aucune image de ces arrestations en zone libre », précise Le Progrès…

On voit les policiers français monter la garde, devant des hommes, des femmes et des enfants descendus de cars…

Ils ont suivi la police, avec leurs bagages…
Mais l’historienne, à l’origine de cette découverte, souligne que près de la moitié des 1.016 juifs en question échapperont à Auschwitz grâce à la solidarité de la population et aux réseaux notamment religieux… La plus grande opération de sauvetage du genre : plus de 100 enfants avait pu être exfiltrés du camp de Vénissieux puis cachés à Lyon…
« Le sauvetage de Vénissieux a changé le cours de l’Histoire en France », « il fut un coup d’arrêt à une déportation massive », explique l’avocat Serge Klarsfeld…
Serge Klarsfeld qu’on retrouve par ailleurs dans une pleine page de publicité, page du Figaro… « En ce 2 mai, journée de commémoration des victimes de la shoah, voici notre message : Jamais un régime d’extrême droite ou d’extrême gauche n’a rendu son peuple heureux et prospère : inévitablement les extrêmes au pouvoir conduisent à la misère et aux barbelés. »
Le message appelle à la mobilisation le 26 mai pour défendre l’Union européenne qui est la chance et l’avenir des Européens…

La campagne européenne, peu présente dans les journaux dont les Une ont trait au 1er mai…

Sur l’Europe, on lit les comptes rendus du 1er mai de Marine Le Pen… A Metz, la présidente du Rassemblement national a comparé l’Europe a un cimetière de promesses trahies. « Elle n’a apporté ni prospérité, ni démocratie, ni liberté, ni même puissance ».
Le Monde met en avant une autre formule de Marine Le Pen qui a accusé l’Union européenne d’un Tchernobyl économique, social et identitaire…
L’hebdomadaire Challenges lance au contraire « Merci et vive l’Europe ! » entreprenant de raconter les acquis de la construction européenne…
Le 1er mai a été l’occasion pour Marine Le Pen de faire de l’œil aux gilets jaunes, observe Libération, journal dans lequel Alain Duhamel note que les silences prudents de Marine Le Pen ont été plus efficaces que les tribunes flamboyantes de Jean-Luc Mélenchon…

Le 1er mai syndical, on y arrive…

Syndical ? Pas cette année. Les syndicats ont été dépossédés de la fête du travail, constate L’Opinion.
Dépossédés par les gilets jaunes et les blacks blocks… que certains manifestants n’ont pas hésité à applaudir, souligne ce journal…
La Provence évoque non la convergence des luttes mais la confusion des luttes…

La fête a été gâchée pour Le Midi Libre…

Le chaos annoncé n’a pas certes pas eu lieu… La police a contenu les violences du 1er mai, constate Le Figaro à demi-soulagé, car samedis et jours fériés Paris est désormais une ZAD…
Libération adresse un satisfecit à… Christophe Castaner dont le dispositif à Paris « s’est révélé efficace »… Manchette : Un 1er mai neutralisé…
Les manifs ne sont plus ce qu’elles étaient, observe Nicolas Beytout de L’Opinion : elles ne servent plus une cause, elles ne soutiennent plus des revendications, elles expriment des colères…
L’Humanité, pour qui la mobilisation l’a emporté sur la violence, le dit explicitement… Ce 1er mai a permis d’exprimer des colères notamment sur le pouvoir d’achat…
Et L’Huma d’avancer que l’état de la France réelle se niche dans les détails des statistiques : « Ainsi venons-nous d’apprendre par l’Insee que la baisse de la consommation des produits alimentaires atteint un taux inégalé dans notre histoire contemporaine : moins 1,2%… Et à part ça, il n’y a aucun ‘problème’ de salaires et de pouvoir d’achat dans ce pays… »
Les statistiques… L’Insee dit aussi que la part de l’alimentaire dans la consommation des ménages est en recul depuis… 50 ans. En 20 ans, la part du budget alimentaire a reculé de 35% à 20%… ce qui ne doit pas masquer la réalité des restos du cœur et des problèmes de pouvoir d’achat…

 

Michel Grossiord

 

 

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