Délai allongé pour l’IVG : la proposition de loi qui divise

Le débat sur l’allongement possible du délai pour avorter agite vos journaux. Et c’est le Télégramme qui titre ce matin sur l’ « IVG, une proposition de loi sur le cadre de l’avortement rouvre le débat » alors que deux parlementaires LREM proposent d’allonger le délai pour avorter de 12 à 14 semaines et de supprimer la clause de conscience des médecins.

 

L’Opinion affirme que ce texte sur l’IVG n’a pas eu l’aval du gouvernement

« Pourquoi les avortements augmentent ? » s’interroge la Croix, quand le Figaro titre sur cette offensive de la gauche sur l’IVG qui embarrasse l’exécutif. Le Figaro dans lequel vous lirez cet édito de Laurence de Charrette : derrière la proposition des deux députés la République en marche -dont on veut croire que le gouvernement ne la laissera pas passer- se dessine la logique délétère qui voudrait réduire le projet humain à un paquet de droits si absolus qu’ils sont même autorisés à se contredire : droit à l’enfant à tout prix d’une part, droit d’interrompre la grosse à tout moment, y compris jusqu’à son terme, comme le réclament déjà certains défenseurs du texte. Dans l’Opinion, on vous explique comment ce texte est arrivé en débat sans l’aval du gouvernement à l’initiative de qui ? D’anciens marcheurs de gauche ayant créé le groupe Ecologie, démocratie et solidarité.

 

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Allongement du délai pour pratiquer une IVG : Guillaume Goubert de la Croix parle de « non-débat »

On voit bien ce qu’il y a de solidaire dans l’idée d’autoriser les femmes à avorter plus tard, on voit moins ce qu’il y a d’écologique. La Croix pose le débat en d’autres termes. Et Guillaume Goubert dans son édito explique que nous allons justement avoir un non-débat de plus ! Plutôt que de débattre de cet allongement écrit-il, les députés feraient mieux de se demander pourquoi le nombre d’avortements augmente en France et l’on pourrait se poser ces questions : le libre choix des femmes est-il respecté dans un sens ou dans l’autre, notre société offre-t-elle des conditions favorables à l’accueil de la vie ? On ferait mieux de répondre à ces questions plutôt que d’allonger le délai ce qui ressemble à une fuite en avant. Mais dans Libération, on lira les arguments d’une responsable du planning familial sur l’inégalité d’accès à l’IVG : une jeune fille qui veut avorter en région parisienne le fait facilement et de façon anonyme, une autre dans la Creuse doit faire 60 km. La même ajoute qu’il faut supprimer la clause de conscience des médecins qui refusent les avortements et qui les refuseront davantage au-delà de 12 semaine. Et elle conclut : faire revenir l’avortement à un acte de soin normal est une évidence. Une évidence, pas pour tout le monde alors.

David Abiker

 

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