Covid 19 : pourquoi le marché de l’immobilier ne s’est pas effondré ?

L’année 2020 a été marqué par une crise sanitaire et économique inédite. Mais le marché de l’immobilier a plutôt bien tenu.

 

980 000 biens immobiliers vendus en 2020, c’est 8% de moins qu’en 2019

On aurait pu redouter un véritable effondrement du nombre de transactions et des prix. La catastrophe redoutée par certains ou souhaitée par d’autres qui voudraient bien que les prix baissent n’a finalement pas eu lieu. L’an dernier, 980 000 biens immobiliers ont changé de mains.

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C’est certes 8% de moins qu’en 2019 mais ça reste supérieur au volume de transactions de 2018 et 2017. Pourtant ce n’était pas gagné d’avance parce qu’avec les deux confinements, on n’a pas pu visiter, acheter ou déménager pendant presque un tiers de cette année.

 

Les prix ont augmenté d’environ 2% en 2020

Les prix ont donc tenu. Début 2020 les experts prédisaient une hausse des prix de 2,5%. Finalement la hausse moyenne selon l’indice IPI Meilleurs Agents Les Echos est de 2%. Le mètre carré tourne autour de 2.800 euros en moyenne avec bien sûr de très fortes variations. A Paris les 11.000 euros le mètre n’ont pas été atteint mais on est à 10.400.

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Dans la capitale, le nombre de ventes a chuté plus lourdement (de l’ordre de 17%) et les prix ont très légèrement baissé sur le dernier trimestre de 2020. Mais sur les douze mois, ils ont quand même progressé de presque 2%. C’est le signe qu’en dépit de la crise, le marché immobilier reste solide et finalement bien orienté pour l’année 2021 qui s’annonce.

 

Pourquoi la crise économique ne provoque pas une correction sur le marché immobilier ?

Les taux d’intérêt restent très bas. Quand il est peu coûteux de s’endetter, cela contribue à solvabiliser les moins aisés et donne de l’envie de bouger et de s’agrandir aux plus riches. Ensuite, même si on est en crise sanitaire et économique, pour l’instant le pouvoir d’achat des Français a été globalement préservé. Il y a chez nous des filets de sécurité et le chômage n’a pas explosé.

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Enfin, en période de crise, la pierre conserve un côté valeur refuge, surtout que le confinement a montré qu’avoir une maison ou un appartement sympa pouvait être très important. Et si par-dessus tout ça on continue de ne pas mettre assez de logements neufs sur le marché pour faire face aux phénomènes démographiques, toutes les conditions sont réunies pour que le marché tienne. Selon les experts il devrait être stable ou en très léger recul sur les prix comme sur les transactions car on ne peut pas exclure un léger attentisme. Voyons déjà ce que la Covid nous réserve pour 2021.

David Barroux