Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur est confronté à une nouvelle forme de délinquance : celle liée à la crise sanitaire du coronavirus. Les agressions se multiplient, certains n’appréciant pas du tout qu’on leur demande de porter un masque. La violence existe aussi dans les laboratoires de tests.
Le Parisien relate plusieurs agressions en laboratoire de la part de patients qui refusent d’attendre
Deux adolescents ont été placés hier sous contrôle judiciaire après avoir roué de coups une infirmière mardi, dernier épisode d’une liste de fait divers qui marquent cet été 2020. Mais, le Parisien nous parle ce matin dans son cahier Île-de-France d’un autre type d’agressions, celles dans les laboratoires de tests.
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Ils sont pris d’assaut, avec parfois un mois d’attente pour un rendez-vous, or certains refusent d’attendre : « Des patients s’énervent, hurlent en plein milieu de la salle d’attente, refusent de partir, voire, se montrent menaçants : +Certains nous disent que notre travail c’est de la merde, d’autres serrent les poings. J’ai plusieurs fois cru qu’on allait me frapper+ confie une biologiste, qui vient travailler la boule au ventre ».
Les deux adolescents de 16 ans soupçonnés d’avoir passé à tabac une infirmière qui leur avait demandé de mettre un masque ont été placés sous contrôle judiciaire > https://t.co/SxRjVCpWoO pic.twitter.com/DdPO8lVG7Q
— Le Parisien (@le_Parisien) August 14, 2020
« Je vais t’égorger toi et ta famille »
Un exemple parmi d’autres : « Je vais venir et je vais t’égorger. Toi et toute ta famille ». Un phénomène lié aux vacances : « Début juillet, tout a basculé, les compagnies aériennes ont imposé des dépistages dont certains doivent être faits dans les dernières 72 heures, voire 48 heures. Sans ça, impossible parfois de partir en vacances en Grèce, au Portugal ou, encore, en Belgique. »
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Résultat : « Les gens, angoissés de ne pas pouvoir partir, exigent des résultats rapides, mais ils oublient aussi que l’on a des personnes symptomatiques à soigner ! ». Ce qui donne parfois des situations surréalistes, toujours selon la même biologiste : « J’ai quand même entendu des personnes qui partaient en vacances demander : Si moi je ne suis pas prioritaire, qui l’est ? devant des patients malades ». Pour y faire face, les laboratoires embauchent des vigiles, portent plainte et espèrent que ça ne sera que passager.
Augustin Lefebvre