La peur de poursuites judiciaires s’étend jusqu’au sommet de l’Etat, pressé de justifier toutes les décisions prises pour lutter contre le coronavirus. Un patient vient d’ailleurs de porter plainte auprès de la Cour de justice de la République.
Des modèles de plaintes mis en ligne pour les particuliers
« Coronavirus, le sommet de l’Etat redoute de devoir rendre des comptes« , titre Le Monde. Selon les informations du quotidien, le Premier ministre aurait évoqué le sujet mardi, lors du petit déjeuner de la majorité. Car Les Républicains veulent lancer des commissions d’enquête pour faire la transparence sur les dysfonctionnements éventuels du gouvernement. Mais un responsable de la majorité perçoit les enquêtes promises comme des menaces, qui nuisent au bon fonctionnement de l’Etat : « elles sont évidentes et peuvent déboucher sur des sanctions pénales« , dit-il au Monde. Aux pressions politiques, s’ajoutent celles des patients et des médecins. Un malade a porté plainte contre X devant la Cour de justice de la République pour entrave aux mesures d’assistance.
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Un collectif de médecins a son côté annoncé vouloir porter plainte devant cette même cour contre le Premier ministre et l’ancienne ministre de la Santé, Agnès Byuzin. Ils sont soutenus par une pétition signée par 200.000 personnes. « Il faut s’attendre à une avalanche de plaintes contre l’Etat« , explique un membre du Conseil national des barreaux. Etant donné l’absence de protection des personnels soignants, les familles voudront demander des comptes.
C’est un sujet tabou, qui représente pourtant une source d’inquiétude majeure au sommet de l’Etat : la peur d’éventuelles poursuites judiciaires contre des membres du gouvernement suite à la gestion de la crise du #coronavirus. https://t.co/nTG24nu8ZH
— Le Monde (@lemondefr) March 25, 2020
Le Monde indique la création d’un site internet, permettant de télécharger des modèles de plaintes pour les particuliers ; plaintes pour homicide involontaire, violence volontaire ou mise en danger de la vie d’autrui. Ce qui en dit dit long sur la haine de l’Etat, qui se manifeste aussi beaucoup sur les réseaux sociaux.
David Abiker