C’est la nouvelle mode… Les séries télé deviennent des longs métrages

Ce vendredi, les Américains vont pouvoir aller au cinéma pour voir le dernier épisode de Breaking Bad : « El Camino » . Et pour une fois ça ne sera pas un épisode de 52 minutes mais bien un long métrage.

 

Nouvelle tendance : le petit écran débarque sur grand écran

Six ans après la diffusion du dernier épisode de Breaking Bad, cette série culte, le petit écran débarque sur grand écran. Et ce n’est pas une exception mais bien une nouvelle tendance puisque fin septembre on a aussi eu la sortie de « Downtown Abbey » et qu’à Hollywood ils travaillent sur des adaptions en format long de « Soprano » ou de « Walking Dead ». Et ce n’est pas totalement nouveau puisqu’on a déjà eu des Charlies Angels – Drôles de Dames, des Star Trek, des Miami Vice ou surtout des Mission Impossible.

 

 

Pourquoi la télé inspire à ce point le cinéma ?

Le cinéma puise son inspiration à la télévision déjà parce que la télé a des idées. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que la télé peut se permettre de prendre plus de risques que le cinéma parce qu’une série, au moins au début, ça coute moins cher et on peut chercher à s’adresser à une grosse niche de téléspectateurs avec des programmes un peu pointus. Alors que le cinéma cherche à ratisser de plus en plus large en prenant de moins en moins de risques. Du coup, c’est malin de s’appuyer sur une série qui a su conquérir un public et qui pourra se reconnaître au cinéma. En plus, aujourd’hui il y a moins d’écart qualitatif entre télé et cinéma. Et comme avec Netflix les séries sont devenues mondiales instantanément, ça permet de lancer un film dans le monde entier.

 

 

Est-ce que c’est rentable cette stratégie ?

Déjà ça permet de réduire les risques parce qu’on peut s’appuyer sur une base de fans. On peut aussi s’appuyer sur la notoriété de la série. Ça permet de ne pas partir de zéro. Le démarrage de « Downtown Abbey » le prouve. Le film n’a coûté qu’une vingtaine de millions, hors frais de marketing. Et le box-office approche déjà les 150 millions de dollars. Et « Mission Impossible » en six films sortis entre 1996 et 2018 a déjà rapporté plus de 3 milliards et demis. Il y a eu des échecs comme le long métrage X-Files mais aujourd’hui on est dans un cercle vertueux parce que « Breaking Bad » ne sort en fait que dans quelques salles de cinéma mais il débarque aussi sur Netflix. C’est en fait aussi une pub pour le monde des séries et donc pour Netflix. En fait comme les écrans grandissent à la maison, la frontière entre le petit et le grand écran est en train de s’estomper.

 

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David Barroux

 

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