CAC40 : des résultats semestriels positifs malgré la crise

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La saison de la présentation des résultats semestriels s’achève et il apparaît que les entreprises françaises s’en sortent plutôt bien.

LVMH : son chiffre d’affaires a bondi de plus de 50% en six mois

Malgré la crise sanitaire et économique, le premier semestre est globalement très bon puisque plusieurs entreprises du CAC40 arrivent à faire mieux qu’en 2019 avant la crise. La Bourse ne s’y trompe pas, elle est au plus haut depuis l’an 2000, période où elle était en pleine bulle Internet. Il convient cependant de préciser que l’hôtellerie, les centres commerciaux et le transport aérien ou ferroviaire ont logiquement été plus impactés que le luxe, les biens de consommation en général et les groupes spécialisés dans la fourniture de produits aux autres entreprises.

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A part certaines exceptions sectorielles, il s’avère que plus une entreprise est de grande taille et mondialisée, mieux elle s’en sort. Ce qui vient donc confirmer le fait que la France a besoin de ses champions qui exportent, notamment dans les secteurs de l’aéronautique et du luxe. Ainsi Airbus retrouve des couleurs bien plus vite que prévu puisque la firme qui perdait 2 milliards d’euros il y a un an, les regagne aujourd’hui. Les résultats du secteur luxe sont quant à eux absolument incroyables. Le chiffre d’affaires du groupe LVMH, le numéro un mondial du secteur, a bondi de plus de 50% en six mois, soit un montant historique. Et concernant la branche mode et maroquinerie, poussée par des marques comme Dior ou Louis Vuitton, la croissance est même de 81% par rapport à l’an dernier et de 38% par rapport à 2019, c’est comme si la crise n’avait pas existé.

La mondialisation comme arme des entreprises du CAC40 face à la crise

En dépit de la crise sanitaire, cette bonne résistance des groupes français s’explique par le contexte économique porté par les aides publiques dans de nombreux pays, l’épargne des consommateurs et leur envie de dépenser à la sortie des périodes de confinement. Les groupes dont les fondamentaux sont solides, occupent une très bonne position pour profiter de ce rebond, car la crise n’a pas impacté la nature de la demande mondiale et ne constitue qu’une parenthèse désagréable pour nombre d’entre eux. La force des entreprises du CAC40 réside dans la très forte mondialisation de certaines de ses entreprises. A l’inverse, le tissu économique de moyennes entreprises constitue plutôt la faiblesse de la France, qui manque de belles ETI (entreprises de taille intermédiaire) industrielles à l’allemande.

David Barroux 

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