Bruno Retailleau déplore un affaiblissement terrible du Parlement vis-vis de l’exécutif

Bruno Retailleau était l’invité de Guillaume Durand ce mercredi 23 octobre 2019, à 8h15. Le chef de file des Républicains au Sénat a dénoncé la « manie française de critiquer les institutions ». Il a par ailleurs annoncé qu’il souhaitait voir ses convictions portées à la présidentielle de 2022.

Bruno Retailleau regrette cette « manie » française de critiquer les institutions

« Le problème actuel est qu’il y a un affaiblissement terrible du Parlement vis-vis de l’exécutif » a déclaré ce matin le président du groupe les Républicains au Sénat.   « Les élections législatives ne sont plus qu’une annexe des élections présidentielles (…) Il n’y a plus du tout de séparation des pouvoirs entre l’Assemblée nationale et le gouvernement. C’est d’ailleurs le Sénat qui assure l’équilibre des pouvoirs« . Bruno Retailleau a par ailleurs dénoncé cette « manie » de critiquer les institutions et a déploré les 24 révisions constitutionnelles :  » On s’en prend perpétuellement à la constitution (…) Je dénonce cette facilité qui est d’accuser nos institutions parce qu’on n’a pas le courage de réformer ». Il conclut : « faisons les réformes, et croyez moi, le Général de Gaulle nous a confié des institutions solides qui permettent de réformer ». 

Immigration  : un point aveugle du quinquennat d’Emmanuel Macron

« Il y a un point aveugle d’Emmanuel Macron sur tous les sujets régaliens »expliqué Bruno Retailleau. Il dénonce notamment « un échec » du chef de l’Etat en matière d’immigration et parle d’un « acte de communication » à propos de son voyage à Mayotte. Il déplore notamment une augmentation de 22% des bénéficiaires du droit d’asile l’année dernière en France, malgré la loi Asile Immigration, contre une baisse de 19% en Allemagne la même année. 

Election présidentielle 2022 : Bruno Retailleau souhaite que « ses convictions soient portées »

Pour Bruno Retailleau, la réorganisation des Républicains était « nécessaire ». Après l’élection de Christian Jacob à la tête du parti Les Republicains, Bruno Retailleau attend désormais « qu’il y ait une vie collective ». L’ancien conseiller de François Fillon, candidat malheureux aux dernières présidentielles, a insisté par ailleurs sur le fait de  « travailler sur le fond », « les propositions » et le « projet ». Il estime qu’actuellement aucun membre de la droite est « capable de passer le premier tour » de l’élection présidentielle. Il a cependant déclaré à propos d’une hypothétique candidature :

« Je veux que mes convictions soient portées. J’espère qu’elles le seront par d’autres, ils me trouveront à leur côté. Si elles ne le sont pas : je m’interrogerai. » a-t-il lancé. 

 

Retrouvez l’intégralité de l’interview en vidéo 

Arthur Barbaresi 

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