Benoît Payan maire de Marseille : Olivier Faure assure que le Printemps marseillais « va prouver sa solidité »

Olivier Faure était l’invité de la matinale de Guillaume Durand, ce mercredi 16 décembre. Réagissant à la démission surprise de la maire de Marseille Michèle Rubirola pour raison de santé, le Premier secrétaire du Parti Socialiste a vanté « la solidité » de l’équipe du Printemps Marseillais. Benoît Payan, jusqu’ici 1er adjoint, prendra les rênes de Marseille, alors que Michèle Rubirola deviendra 1ère adjointe.

Benoît Payan devait être tête de liste, mais a laissé sa place à Michèle Rubirola

« Que les opposants s’opposent, est-ce surprenant ? Ils cherchent à revenir sur cette formidable alternance », assure Olivier Faure, répondant ainsi aux demandes d’une nouvelle élection, presque 6 mois après les municipales. La démission surprise de Michèle Rubirola pour des raisons de santé a bouleversé les cartes de la politique locale marseillaise après l’élection inattendue de cette coalition de gauche.

 

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Le Premier secrétaire du PS a insisté sur la « solidité » de l’équipe du Printemps Marseillais, qui selon lui « a déjà montré qu’elle mettait au premier plan l’intérêt général », expliquant que Benoît Payan, qui devait être tête de liste, a laissé sa place « pour ne pas être un obstacle ». Alors que Guillaume Durand a souligné l’impopularité de M.Payan à gauche, Olivier Faure a corrigé le propos, évoquant des gens qui « le craignaient peut-être à cause de son autorité », pointant l’amour qu’il porte à Marseille.

 

Présidentielle 2022 : Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon ont annoncé leur intention de se présenter

Evoquant ensuite l’élection présidentielle de 2022, Guillaume Durand a listé la « pléthore » de candidats à gauche, déclarés ou non : Anne Hidalgo, Christian Taubira, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon. « Comment alors sortir de la nasse ? » a-t-il lancé. Olivier Faure a d’abord noté que « Cela prouve qu’il y a encore beaucoup de talents à gauche et qui peuvent prétendre à l’élection présidentielle, donc tant mieux ! » Reconnaissant toutefois que la division mène à la perte, Olivier Faure explique n’avoir eu « de cesse de chercher à organiser ce rassemblement pour les élections locales, puis présidentielle », et plaide pour procéder « dans l’ordre » : construire le projet, puis tendre la main aux partenaires, et enfin régler la question du casting.

 

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« Mais vous n’arriverez jamais à ramener Jean-Luc Mélenchon dans le giron de cette coalition ! » s’est exclamé Guillaume Durand. Le problème n’est pas là, selon Olivier Faure, qui explique vouloir « rassembler des électrices et des électeurs qui veulent une alternative claire, et refusent un duel Macron/Le Pen ». Affichant sa confiance pour la suite, il assure que « les choses se cristalliseront sur une offre politique [qu’il veut] construire sur le fonds ».

Béatrice Mouedine

 

 

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