Attentat contre Samuel Paty : quel a été le parcours d’Abdoullakh Anzorov ?

Presque une semaine après l’assassinat de Samuel Paty, et au lendemain de l’hommage national à la Sorbonne, l’enquête sur le parcours du terroriste de Conflans-Ste-Honorine Abdoullakh Anzorov progresse. Le Parisien-Aujourd’hui en France nous fait des révélations.

 

Le visage de Abdoullakh Anzorov est dévoilé dans le Parisien-Aujourd’hui en France

La Parisien nous montre le visage de d’Abdoullakh Anzorov, que la plupart des médias floutaient jusqu’ici. Il nous apprend que la radicalisation du bourreau de Samuel Paty ne s’est pas produite en un jour, mais que son basculement date d’il y a au moins 6 mois, voire un an. Le quotidien s’appuie sur l’enquête de la Sous-direction anti-terroriste et de la DGSI, et nous apprend que le Tchétchène avait fait part le mois dernier de son désir de combattre, à un homme localisé à Idlib en Syrie, contacté sur Instagram. Dans ses échanges avec ce qui pourrait être un djihadiste, Anzorov s’était renseigné sur la possibilité de mourir en martyr.

 

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Abdoullakh Anzorov a fait part de son ralliement à la cause djihadiste sur les réseaux sociaux

Mais ce n’est pas tout puisque son comportement, bien avant cela, intriguait ses proches. L’assaillant pouvait se montrer très violent, au point de se bagarrer devant la mosquée de sa ville. Le quotidien relate aussi que depuis plusieurs mois, il avait cessé d’écouter de la musique, de boire de l’alcool et de parler aux femmes, il ne cachait d’ailleurs rien de son ralliement à la cause djihadiste sur les réseaux sociaux. Alors comment a-t-il pu à ce point passer sous les radars ? A cette question, pas vraiment de réponse. « Il faut pour déjà se demander si ces signaux de radicalisation étaient détectables et comment ils auraient pu être remontés ? » se défend une source proche du renseignement, citée par le journal. Pas très rassurant.

Vincent Touraine

 

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