Agriculteurs : Des vacances possibles grâce à l’association « Service de remplacement »

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Le Space, salon international de l’élevage, est de retour au parc exposition de Rennes aujourd’hui et jusqu’au 16 septembre 2021. Au cœur des débats notamment le bien être des agriculteurs…

« On ne peut pas dire aux chèvres ou aux vaches vous vous débrouillez toutes seules, nous on part, ça n’est pas possible »

Difficile de s’accorder des vacances, de souffler quand on a tous les jours une traite ou des animaux à charge. Les agriculteurs prennent peu ou pas de vacances alors, des réseaux d’entre aide s’organisent pour trouver des remplacements. En Haute-Loire, Sandrine Cottier, produit des fromages avec son mari et son beau-frère. La traite ayant lieu deux fois par jour, elle ne peut pas partir en vacances sans impacter son exploitation. « On ne peut pas dire aux chèvres ou aux vaches vous vous débrouillez toutes seules, nous on part, ça n’est pas possible ». Pourtant partir et souffler un peu est une nécessité. Sandrine Cottier déplore le fait que si elle n’arrive pas à couper de l’exploitation, elle a moins l’envie d’avancer dans son entreprise. «On voit différemment notre métier et l’on a envie de voir d’autres choses, d’autres paysages, rencontrer d’autres catégories socio professionnelles, beaucoup plus qu’avant ».

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L’association trouve des vacataires agricoles le temps des vacances

Le monde agricole a changé car la solidarité familiale se fait plus rare. Les conjoints, les enfants, les cousins exercent souvent des métiers en dehors de la ferme. Il devient donc plus difficile d’aider dans l’exploitation. Afin de s’accorder un peu de répit, Sandrine Cottier utilise plusieurs fois par an le Service de remplacement. Cette association trouve des vacataires agricoles le temps des vacances. Cécile Fournier, qui dirige l’antenne de la Creuse, a pu faire le constat suivant : les agriculteurs partis une première fois reviennent d’année en année grâce aux bienfaits des congés. « Les personnes qui sont parties une fois, renouvellent l’année d’après. On les voit rappeler à partir du printemps en disant je suis partie l’année dernière, ça m’a fait du bien». La prise de conscience est donc bien là mais les remplacements durent rarement plus d’une semaine…

Victoire Faure

Ecoutez le reportage de Victoire Faure :