Affaire Chloé Briot : #Metoo dans le milieu de la musique classique

Le Parisien-Aujourd’hui en France donne la parole aux musiciennes harcelées dans la musique et dans la musique classique. Le journal évoque en particulier le cas de la chanteuse lyrique Chloé Briot, 32 ans, qui a déposé plainte en mars dernier contre un baryton avec qui elle a partagé le premier rôle 11 fois dans un spectacle intitulé Inondation.

Chloé Briot affirme : « ma vie compte plus que l’opéra »

Lisez le Parisien, vous verrez ce que c’est qu’une inondation de testostérone sur scène. Chloé Briot raconte le chanteur et collègue qui lui prend les fesses en pleine représentation et qui mime une levrette. Le même suggère durant des répétitions de la défoncer sur la table, dans une autre scène, dans l’obscurité, le voilà qui lui malaxe les seins. Chloé Briot demande au metteur en scène de recadrer son partenaire, il recommence durant une tournée en province. La chanteuse finit par demander à son partenaire d’arrêter, il éclate de rire. Il sera finalement évincé, porte plainte et conteste des accusations calomnieuses. Il aura fallu des mois à Chloé Briot pour se faire entendre sur ce registre là.

A lire aussi

 

Pauline Hermange a publié un essai qui s’intitule « moi les hommes je les déteste »

Et quand Chloé Briot s’entend dire que c’est suicidaire d’avoir parlé, elle répond « ma vie compte plus que l’opéra ». Comment, dès lors, s’étonner de découvrir Pauline Hermange en dernière page de Libération. Cette bloggeuse a publié un essai intitulé « Moi les hommes je les déteste ». Elle pose pour Libération aisselles non épilée, une manière de revendiquer son corps, elle est mariée, son livre édité une première fois a failli subir les foudres d’un fonctionnaire trop zélé du ministère de la Culture, ce qui évidemment a fini par en faire un petit succès, traduction étrangère à la clé. « Moi les hommes je les déteste », un titre aussi stupide que « Pourquoi je n’aime pas les meufs » , qu’aucun homme aujourd’hui n’oserait écrire ainsi. Avec des ennemies pareils, les hommes n’ont plus besoin d’amies.

David Abiker

 

Retrouvez l’actualité du Classique