Plainte de Chloé Briot contre un baryton : Roselyne Bachelot avise le procureur

Le procureur de la République a reçu un signalement de la part du ministère de la Culture, moins d’un mois après les accusations de Chloé Briot. La soprano avait déposé une plainte pour agression sexuelle visant un collègue baryton. Les actes qu’elle dénonce se seraient déroulés sur scène.

 

Chloé Briot accuse un chanteur d’agressions sexuelles

Le ministère de la Culture annonce dans un communiqué avoir procédé à un « signalement auprès du Procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale », à la suite de la plainte déposée par la jeune soprano Chloé Briot. Décidée à « finir avec la loi du silence qui règne à l’opéra », elle avait révélé le 17 août à La lettre du Musicien avoir porté plainte contre un chanteur, précisant que les faits qu’elle rapporte s’étaient déroulés sur scène. Le chanteur mis en cause a, de son côté, déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse auprès du parquet de Besançon.

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Les faits remontent, selon Chloé Briot, à la période comprise entre octobre 2019 et février 2020, sur le plateau de l’Opéra-Comique à Paris où le spectacle « L’inondation » de Joël Pommerat a été créé, ainsi qu’aux Opéras de Rennes et de Nantes, où il avait été repris. « Certes, nous devions jouer une scène de sexe, mais il agissait toujours au-delà du cadre des propositions du metteur en scène et me faisait systématiquement passer pour une +chieuse+ auprès de ce dernier », ajoutait la chanteuse. Au moment de la reprise du spectacle à Rennes, en janvier, puis à Nantes, les attouchements se sont reproduits selon elle. Elle affirme que ce comportement n’a pas changé bien qu’elle l’ait signalé au metteur en scène et aux directeurs d’opéra concernés.

 

Le ministère de la Culture souhaite « prendre toute la mesure des violences sexistes et sexuelles dans le milieu musical »

Le ministère indique qu’il veut par ce signalement, plus généralement, « manifester sa ferme volonté de prendre toute la mesure des violences sexistes et sexuelles dans le milieu musical ». La rue de Valois annonce qu’un travail d’alerte, de prévention et d’accompagnement des structures de formation, de production et de diffusion sera ainsi mené en lien avec le Centre National de la Musique (CNM), « en y associant les représentants des artistes », précise-t-il. « Le résultat de ce travail sera présenté à la ministre de la Culture (Roselyne Bachelot) à la fin de l’année 2020″.

Philippe Gault (avec AFP)

 

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