COP 29 – « Nous survivons avec les nénuphars » : Au Soudan du Sud, les inondations massives épuisent les habitants

crédits : Julie Droin

Le Soudan du Sud fait partie des pays les plus vulnérables face au changement climatique. Depuis maintenant 3 ans, ce pays d’Afrique de l’est subit des inondations massives après chaque saison des pluies. Plus de 60% de son territoire subit cette montée des eaux. Ces inondations ont affecté 1,4 million de personnes et en ont déplacé près de 380 000.  L’état d’Unité, au nord, est l’un des plus touchés avec des pans entiers de territoires submergés. 

De l’eau à perte de vue, et l’impression d’atterrir sur un immense marécage. L’image est frappante lorsque l’avion se pose sur une piste de Bentiu, entouré d’eau et protégé par des digues de terre séchées. Dans l’état d’Unité, près de 145 000 personnes ont dû fuir leurs maisons.

Angelina, 57 ans raconte un quotidien difficile : « Toutes nos ressources, nos animaux, nos cultures ont été détruites par les inondations, nous sommes aujourd’hui confinés tous ensemble, et les gens ne peuvent pas partir car il y a de l’eau partout. Nous survivons avec les nénuphars que nous trouvons dans les zones inondées, et la pêche. Tout le monde s’est mis à pêcher. Nous n’avons plus rien d’autre ».

 Des populations vulnérables face aux maladies

Aujourd’hui la région est l’une des plus touchées par l’insécurité alimentaire . Pour y faire face, l’ONG Solidarités international fournit aux côtés d’autres organisations une aide d’urgence pour les populations, explique sa représentante Marilou. « Le nénuphar est une fleur qui agit comme un coupe-faim, c’est très peu nutritif. [Manger] uniquement du poisson et des nénuphars ne permet pas [d’avoir] une alimentation complète ». 

Les membres de l’ONG interviennent avec des traitements pour rendre potable l’eau qui les entoure et ne pas aggraver la malnutrition. L’objectif est « de tuer toutes les bactéries qui pourraient les rendre malades ». 

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Ces populations se retrouvent plus vulnérables face aux maladies, les cas de diarrhées infantiles sont en forte augmentation, tout comme le paludisme, favorisé par les eaux stagnantes.

Julie Droin

 

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