D’Oscar Wilde à Richard Strauss, l’épisode fatal de Salomé, fille d’Hérodiade et petite-fille d’Hérode, a inspiré plusieurs artistes de la Belle Epoque.
Quand Salomé de Richard Strauss est créée à Dresde en 1905, le succès est immense mais lié à un scandale. « Votre oeuvre a subjugué le public, et s’impose même à ceux qui ne l’aiment pas » lui écrit Romain Rolland. Il raconte avoir vu « un musicien français qui la haïssait, mais qui venait l’entendre pour la troisième ou la quatrième fois. Il ne pouvait s’en dégager. Votre force est pour moi la plus grande de l’Europe musicale ».
Mais dès les répétitions, Richard Strauss entre en conflit avec la cantatrice qui incarne Salomé. Elle refuse de prononcer certaines paroles : « Je suis amoureuse de ton corps Jochanaan, laisse moi le toucher », même si d’autres phrases plus explicites ont déjà été enlevées par le compositeur.
Une oeuvre qui dérange encore aujourd’hui
L’Opéra de Vienne refuse l’oeuvre, pour des raisons religieuses et morales. Et pourtant, Salomé a été le plus grand succès de Richard Strauss et continue aujourd’hui de nous surprendre, de nous émouvoir, et de nous déranger.
Franck Ferrand vous raconte cet épisode des Evangiles dans lequel Salomé porta la tête de Saint Jean-Baptiste sur un plateau pour l’offrir à sa mère :
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