Charles Ponzi, arnaqueur professionnel : Découvrez la vie rocambolesque de l’inventeur de la célèbre escroquerie pyramidale

Wikimedia commons

Il a laissé son nom à l’astuce financière de la « pyramide de Ponzi » : mais qui était le chevalier d’industrie, l’escroc Charles Ponzi ?

Dimanche 15 novembre 1903, Boston. Il est huit heures du matin quand le paquebot Vancouver entre dans le port de la ville. La brume recouvre les quais tandis que la masse du navire s’avance dans la bruine avant de s’aligner contre l’appontement. On jette les amarres et baisse les passerelles. Dans le brouillard, on devine les passagers qui s’apprêtent à descendre.

La plupart n’a pas plus de bagages qu’un petit balluchon, ce sont des immigrants italiens, fuyant la pauvreté et la misère. Ils ont embarqué depuis Gênes, une semaine auparavant, pour venir vivre le rêve américain.

2,5 dollars en poche

Parmi eux se trouve un jeune homme de vingt-et-un ans qui voyage seul. Il a changé son nom italien, Carlo, pour se renommer en Charles Ponzi et s’intégrer à cette société anglosaxonne dans laquelle il a l’intention de se fondre. Il va marquer l’histoire des Etats-Unis, mais aussi de la finance. Avec 2,5 dollars en poches après s’être fait dépouiller de ses économies par un tricheur aux cartes, c’est le cœur lourd qu’il arrive outre-Atlantique.

Avant de quitter l’Italie, la famille Ponzi avait dit à Charles de se rendre à Pittsburgh car un cousin pourrait sans doute l’aider à s’intégrer dans ce nouveau monde. Ce nouveau continent est pour lui à la fois riche de promesses et lourd de menaces. Non seulement Charles ne connaît personne et n’a pas un sou, mais il ne parle pas même pas encore anglais. Heureusement, il sait s’adapter à tout.

Charles part pour Montréal

Il décide de ne pas se rendre à Pittsburgh. Il ira d’abord à New York. C’est là-bas que, chaque jour, il apprend des mots de vocabulaire et enchaîne les petits métiers. Il travaille à la plonge dans plusieurs restaurants, devient assistant épicier, se lève très tôt pour aller chercher toutes sortes de toutes sortes de de colis et de ballots, répare des machines à coudre dans les usines, puis devient serveur. A chaque fois, il se fera renvoyer, soit parce qu’il est pris en train de piquer dans la caisse, soit parce qu’il a tendance à garder la monnaie des clients.

En 1907, alors que Charles est devenu parfaitement bilingue, il n’a toujours pas réussi à se créer une véritable situation. Tous ses amis, autour de lui, sont dans le même cas que lui. Mais Charles Ponzi a l’intention de se rendre à Montréal, où il a entendu parler d’une banque italienne bien implantée.

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Arrivé dans la banque, il demande à s’entretenir avec son fondateur, Luigi Zaros, en se faisant passer pour un banquier romain du nom de Bianchi.

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