En 430 av. J.-C., les Athéniens emmenés par le fier Périclès, s’engagent dans la guerre du Péloponnèse. Les yeux rivés sur l’ennemi, emportés par la passion qui les anime contre Sparte, ils ne se doutent pas que c’est un autre fléau bien plus brutal et difficile à endiguer qui risque de les décimer.
Dans la cité d’Athènes, l’atmosphère est lourde, nous sommes à la fin des années 430 av. J.-C. Tous les esprits sont tournés vers la guerre qui s’annonce contre les cités du Péloponnèse en général, et plus particulièrement contre Sparte, qui est son ennemi politique. La démocratie athénienne mène depuis longtemps une politique hégémonique qui suscite l’hostilité, puisque cela fait des années que la fière Athènes inflige aux nombreuses cités qui l’entourent des vexations diverses.
Elle punit toutes les cités qui voudraient lui résister. Il convient de rappeler la richesse et la puissance d’Athènes à l’époque. Elle est en premier lieu une puissance navale et avive un certain nombre de jalousies sur les mers.
Dans ce contexte, il ne manque pas grand-chose pour que la poudrière des Balkans n’explose. Or, justement, Sparte qui est encouragée en sous-main par Corinthe – alors que Corinthe est déjà en train de se battre avec Athènes – décide de faire part d’une liste d’exigences aux Athéniens.
La guerre du Péloponnèse aura bien lieu
C’est un prétexte puisqu’en vérité, celui qui est visé est l’homme fort de la cité depuis des décennies : il s’agit du grand Périclès, l’un des dix stratèges élus. Il a 65 ans et c’est cet homme brillant mais extrêmement réservé.
Selon Pierre Lévêque, « on peut se représenter Périclès grâce au buste de Crésilas : les traits fins et graves, le visage animé par la méditation intérieure, lucide et énergique à la fois. Il vit simplement, malgré une solide fortune, très réservée, un peu au teint peut-être, il n’est en rien démagogue. Il parle peu à l’Assemblée du peuple, mais quand il prend la parole dans les moments de crise, il déploie une éloquence que ses contemporains ont qualifié d’olympienne »
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Les Grecs sont éblouis par la verve de Périclès, qui n’a pas du tout l’intention de se laisser dicter la loi par Sparte et par les alliés de Sparte. D’ailleurs, il en avertit les citoyens Athéniens. Athènes est prête à affronter un conflit. Une chose est sûre, la guerre du Péloponnèse aura bien lieu.
Franck Ferrand vous raconte la suite…