Frédéric Chopin : Et si son grand amour était … sa mère ?

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L’auteur des Préludes, celui qui composa « Valse de l’adieu » pour un amour perdu, celui dont le nom est associé à George Sand, évoque immédiatement un univers romantique marqué par d’houleuses relations amoureuses. Découvrez les secrets du ténébreux Frédéric Chopin.

Il est né dans le duché de Varsovie au début du mois de mars 1810 dans une jolie maison du petit village de Żelazowa Wola. Justyna Chopin met au monde son deuxième enfant – ils seront quatre en tout. Son père, Nicolas Chopin est français.

Il a quitté la Lorraine pour la Pologne à l’âge de 16 ans pour suivre le comte polonais Michel Pac qui retournait à Varsovie. Nicolas a connu la carrière d’un éducateur et d’un précepteur. Il s’est merveilleusement bien intégré dans les milieux intellectuels polonais. Quatre ans après son mariage, lui naît un héritier. Ce petit Frédéric va survivre sans trop de peine, même si sa santé reste fragile.

Frédéric Chopin est initié au piano dès le berceau

Dès ses premiers mois, sa mère Justyna prend l’habitude de le caler sur ses genoux au moment où elle s’installe au piano et commence à faire glisser ses doigts sur le clavier. Très vite, le jeune garçon va lui aussi mettre ses mains sur le clavier.

Au début, les notes ne sont certes pas très élégantes, mais progressivement, il essaye d’imiter sa mère. Frédéric grandit ainsi dans cette atmosphère douce et féminine, dans les jupes de sa mère, au milieu des rires et des chamailleries de ses trois sœurs. Ce sont elles qui vont d’ailleurs remarquer le don de Frédéric pour la musique.

Dès l’âge de 6 ans, il est confié à un professeur de solfège, un tchèque en vogue dans la haute société de Varsovie : Wojciech Zywny. À cette époque, son père est répéteur de français au Lycée de Varsovie. Ils habitent donc dans le somptueux palais Kazimierz, qui est leur logement de fonction. C’est là que Chopin cultive des amitiés qui vont devenir fortes. Chopin fait beaucoup rire ses amis en faisant des imitations de ses professeurs. C’est un garçon espiègle, heureux, plein d’une joie de vivre, contrairement à l’image terne et mélancolique que nous en avons de Chopin.

Le petit génie de la musique grandit dans les jupons de sa mère

Sa mère n’a pas pour autant l’intention qu’il se détourne de ce don qu’il a pour le piano. Le jour de ses 8 ans, il joue devant le grand-duc Constantin, le frère du tsar. Le lendemain, dans le quotidien de Varsovie, on peut lire ces lignes : « Un véritable génie musical qui non seulement joue les œuvres pour piano les plus difficiles avec une grande aisance et un goût parfait mais est aussi l’auteur de plusieurs danses et variations qui ne cessent de stupéfier les connaisseurs. » Chopin ne cesse de stupéfier son monde. Il multiplie les exercices et se fait un nom dans cette haute société polonaise.

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On ne connaît pas beaucoup d’aventures à ce petit Chopin. Il a un grand amour, celui qu’il voue à sa mère. « Sa mère est la seule femme que Chopin aura vraiment aimée » dira plus tard George Sand, et elle savait de quoi elle parlait …

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