5 choses à savoir sur Louis Bonaparte, le frère oublié de Napoléon

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Louis Bonaparte, frère cadet de Napoléon, n’a jamais eu l’étoffe d’un conquérant. Là où l’Empereur incarnait l’ambition et la gloire militaire, Louis se révélait fragile, mélancolique et plus attiré par les lettres que par le pouvoir. Découvrez cinq éléments clés de son histoire.

Louis Bonaparte, un roi malgré lui

En 1806, Napoléon impose à son frère Louis la couronne de Hollande. Pour l’Empereur, il ne s’agit que d’un pion supplémentaire dans son échiquier européen. Mais contre toute attente, Louis prend ce rôle au sérieux : il apprend le néerlandais, respecte les coutumes locales et s’efforce de défendre les intérêts de ses sujets. Résultat : les Hollandais l’estiment, mais Napoléon s’agace de voir frère gouverner « en roi » et non en vassal.

Un mariage désastreux avec Hortense de Beauharnais 

Marié en 1802 à Hortense de Beauharnais, la fille de Joséphine, Louis vit une union cauchemardesque. Les deux époux se détestent et cherchent à divorcer, ce qui est évidemment impensable dans une famille impériale. Leur relation malheureuse n’empêche pas la naissance de trois fils, dont le futur Napoléon III. Mais sur le plan personnel, Louis s’enfonce dans une profonde mélancolie.

Le « frère artiste » de la dynastie

Contrairement à ses frères, Louis n’a ni le goût du pouvoir ni l’énergie conquérante. C’est un esprit rêveur, amateur de littérature et de poésie, davantage attiré par les arts que par la guerre ou la politique.

Le frère rêveur de l’Empereur Napoléon Ier

Dans une fratrie dominée par des figures ambitieuses et brutales, il fait figure d’exception, presque d’intrus. Son tempérament fragile contribue à son image de « maillon faible » de la dynastie.

Le face-à-face avec Napoléon :

Louis se heurte rapidement à son frère sur la question du blocus continental. La Hollande, dont l’économie dépend du commerce maritime, souffre terriblement de l’interdiction de commercer avec l’Angleterre. Louis choisit de ménager ses sujets, en ne respectant pas entièrement les règles, au grand dam de l’Empereur.

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S’ensuivent des échanges houleux : Napoléon menace d’annexer purement et simplement la Hollande. Louis résiste autant qu’il peut, mais il finit par céder sous la pression écrasante.

Une abdication et une fuite digne d’un roman 

Le 1er juillet 1810, Louis abdique. Il refuse d’être un roi sans pouvoir dans un royaume déjà sous contrôle militaire français. Quelques jours plus tard, il disparaît mystérieusement. Certains le croient en route vers les Etats-Unis, d’autres en Russie… En réalité, il s’est réfugié en Bohême, épuisé, dépressif et décidé à fuir l’ombre étouffante de son frère. Il ne reverra jamais Napoléon après 1814 et terminera sa vie en exil, respecté par les Hollandais mais effacé de l’histoire officielle.

 

Franck Ferrand retrace l’histoire de cet homme sensible et tourmenté, frère de Napoléon, contraint au pouvoir alors qu’il rêvait d’ailleurs.

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