Covid-19 : Pourquoi les coûts de production des entreprises ont flambé en 2021

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C’est une des nombreuses conséquences funestes du Covid, les coûts de production des entreprises ont flambé de plus de 16% cette année, une hausse record qui va avoir un sérieux impact sur l’économie.

L’automobile, la construction, l’électronique sont les secteurs les plus touchés

C’est l’Insee qui a donné ce chiffre : 16,3 % de hausse exactement pour les coûts de production des entreprises. On n’avait jamais vu ça dans l’histoire récente ! La première cause de ce renchérissement, c’est le boom phénoménal des matières premières, on en parlait hier, les prix de production et de distribution de l’électricité, ont bondi de 15,6 % depuis le passage aux tarifs d’hiver. Les prix des produits chimiques, du carton ou des produits métallurgiques continuent eux aussi à s’envoler, et dans ce grand dérapage des coûts il y a aussi l’effet des difficultés d’approvisionnement. Elles touchent là encore les matières premières ou certains composants, alors tous ces phénomènes conjugués pèsent de plus en plus sur la trésorerie des entreprises notamment dans les secteurs les plus touchés comme l’électronique, la construction, l’automobile ou la métallurgie.

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Le gouvernement a prolongé les prêts garantis par l’état

La conséquence prévisible, c’est que ces entreprises finissent par reporter leurs surcoûts sur les consommateurs en augmentant leur prix de vente. Pour l’instant ca n’est pas le cas, les prix à la consommation des produits manufacturés n’a augmenté que de 0,5% sur un an entre septembre et novembre, mais cette situation ne devrait pas durer, l’Insee estime que la hausse des prix pourrait atteindre 1,8% pour les produits manufacturés et 2,4 % pour les produits alimentaires en glissement annuel en 2022. Dans ce contexte que peut faire le gouvernement pour soulager les entreprises ? Bercy a annoncé il y a quelques jours un plan pour aider les entreprises à surmonter leurs difficultés d’approvisionnement : les prêts garantis par l’Etat, les fameux PGE, seront prolongés jusqu’en juin prochain. Il y aura aussi des dispositifs d’avances remboursables des prêts à taux bonifié, des reports de charges sociales ou fiscales pour les sociétés les plus fragilisées. Il y a une deuxième réponse qui consiste à ne pas entraver davantage la capacité des entreprises à produire, c’est en ce sens qu’il faut lire la prudence du gouvernement qui a renoncé pour l’instant à imposer un pass sanitaire pour entrer dans les bureaux ou dans les usines, il a préféré opter pour un allongement du télétravail de 3 à 4 jours maximum par semaine, cette mesure, qui est plutôt un moindre mal devrait être effective le 3 janvier.

Daniel Fortin

 

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