Flambée des prix : « On pourrait être à 5% d’inflation en février/mars » s’alarme Michel-Edouard Leclerc

Michel-Edouard Leclerc était l’invité de la matinale de Renaud Blanc sur Radio Classique ce mardi 19 octobre. Le président du comité stratégique des Centres Leclerc appelle le gouvernement « à baisser les taxes » en cette période d’inflation.

Flambée des prix : Barbara Pompili avait demandé « un effort » aux distributeurs

Leclerc a annoncé hier lundi 18 octobre vendre les carburants à prix coûtant jusqu’au 30 octobre pour lutter contre la flambée des prix (d’autres enseignes de grande distribution ont aussi pris des mesures en faveur des consommateurs). « Un coup de communication assumé » par Michel-Edouard Leclerc, alors que la ministre de la Transition Ecologique Barbara Pompili a demandé « un effort » aux distributeurs. Or en se mettant « à zéro », Michel-Edouard Leclerc cherche à faire passer un message au gouvernement en cette période de reprise économique après la crise sanitaire du Covid-19.

A lire aussi

 

« Le carburant étant iconique, il faut l’utiliser comme une réponse politique, or la réponse la plus lisible est de baisser les taxes », assure l’entrepreneur. Il estime que le gouvernement « qui a beaucoup investi pour cette reprise » devrait montrer qu’il est auprès des Français et qu’il ne cherche pas à casser la reprise. Car, concernant les prix des transports, de l’énergie, des matières premières, « c’est chaud ! » s’alarme Michel-Edouard Leclerc. Se disant conscient d’être pris pour « Cassandre » voire pour un provocateur, l’entrepreneur assure que les consommateurs français ont conscience de cette hausse des prix : « +15% sur les pâtes, +6% sur l’huile ». Il alerte même sur la situation des prochains mois : « Retenez-ça, je pense qu’on sera à 4% [d’inflation] en janvier, et 5% en février/mars, juste avant l’élection présidentielle ».

Béatrice Mouedine

 

Retrouvez l’invité de la matinale