C’est une expression souvent mal employée, mais il faut reconnaître que son usage est compliqué, et on peut comprendre que l’équivoque existe.
Le verbe « convenir », quand il signifie correspondre aux besoins ou au goût de quelqu’un, se construit avec l’auxiliaire « avoir ». On va dire : « ce métier m’a convenu ».
Mais quand il signifie « décider », « arrêter d’un commun accord » ou « passer un contrat » par exemple, il se construit avec l’auxiliaire « être ».
Ce pantalon m’a convenu quand je l’ai acheté
Cas pratique : « Ils sont convenus de se revoir mardi », c’est-à-dire qu’ils ont décidé, ils se sont mis d’accord. On ne dira pas « ils ont convenu de se voir mardi » .
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Ainsi, on dira « nous sommes convenus que vous parleriez le premier » et non pas « nous avons convenu que vous parleriez le premier ». En revanche, ce pantalon m’a convenu quand je l’ai acheté.
Retrouvez sa chronique « Et si on parlait français ? avec l’Académie française » du lundi au vendredi à 7h20
Le livre Dire ou ne pas dire, du bon usage de la langue française, est publié aux éditions Philippe Rey
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