Le chef d’orchestre américain est mort à l’âge de 83 ans. Réputé pour sa maîtrise du répertoire de Berlioz on a pu le voir diriger en France, et particulièrement à Strasbourg, à de nombreuses reprises. Il fut récompensé d’un Grammy Award en 1994.
Né de parents missionnaire au Costa-Rica le 6 décembre 1941, John Nelson étudia la direction d’orchestre avec Jean Morel à la célèbre Juilliard School de new York où il reçut le prix Irving-Berlin. Il débuta sa carrière de chef d’orchestre aux Etats-Unis où il fut directeur musical de plusieurs grandes formations dont l’Orchestre Symphonique d’Indianapolis.
À partir des années 90, John Nelson traverse l’Atlantique et dirige régulièrement en France. De 1998 à 2008, il assura la direction musicale de l’Ensemble orchestral de Paris et fut premier chef invité de l’Orchestre national de Lyon. On lui doit de nombreux enregistrements dont celui de Semele, l’opéra de Georg Friedrich Haendel, qui lui permit de remporter un Grammy Award en 1994.
« Quand j’ai entendu à 28 ans Les Troyens dirigés par Colin Davis, c’était comme si je n’avais jamais entendu de musique auparavant »
Mais la réputation internationale de John Nelson tient en grande partie à sa maîtrise du répertoire d’Hector Berlioz dont il fut l’un de plus grands promoteurs. C’est d’ailleurs en dirigeant avec succès une première fois Les Troyens à Carnegie Hall en 1972 qu’il se fit connaître. Une œuvre qu’il a dirigée à de nombreuses reprises, notamment en France à Lyon et Strasbourg.
Au site Diapason, il confiait en 2019 : « À 28 ans, J’ai trouvé l’enregistrement des Troyens par Colin Davis, qui venait de sortir (…) C’était comme si je n’avais jamais entendu de musique auparavant ».
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C’est aussi dans la capitale alsacienne qu’on a pu voir, en janvier 2024, John Nelson diriger une dernière fois en France. À cette occasion, l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg avait présenté un programme centré sur la Cléopâtre, Scène lyrique de Berlioz chanté par Joyce DiDonato et Michael Spyres.
En décembre 2019, Laure Mézan avait reçu John Nelson dans le Journal du Classique. C’était à l’occasion de la publication (par Erato) de son enregistrement de La Damnation de Faust de Berlioz avec… l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg.
Philippe Gault
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