Du 4 au 10 juillet à Belgrade, Béatrice Ernwein représentera la France aux championnats du monde d’apnée en piscine. En dehors des bassins, la triple championne de France est violoniste et professeur de violon à temps plein au conservatoire de musique d’Amiens (Somme).
À 53 ans, Béatrice Ernwein est toujours une des meilleures spécialistes françaises d’apnée. Sacrée trois fois championne de France d’apnée dynamique en monopalme et une fois en apnée statique, l’Amiénoise d’adoption participera, pour la France, aux championnats du monde d’apnée en piscine qui se déroulent jusqu’au 10 juillet à Belgrade. Une sélection que Béatrice Ernwein doit à sa performance lors des championnats de France cette année à Brest : 191 mètres en apnée en monopalme (médaille de bronze).
Une performance d’autant plus méritée que la sirène alsacienne, mère de 2 jumeaux de 21 ans, doit partager son temps entre la vie de famille, l’entraînement en bassin et son métier de violoniste et professeur de violon qu’elle exerce au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens-Métropole où elle réside depuis 2013.
Béatrice Ernwein a obtenu un 1er prix de virtuosité au Conservatoire Supérieur de Genève
France 3 Hauts-de-France, qui l’a rencontrée avant son départ pour Belgrade, retrace le parcours assez singulier de Béatrice Ernwein qui a grandi à Strasbourg où elle a commencé à étudier la musique à l’âge de 5 ans, certainement influencée par son papa, directeur d’un école de musique. Le piano pour commencer puis le violon, instrument avec lequel elle obtint notamment un 1er prix de virtuosité au Conservatoire Supérieur de Genève.
A lire aussi
C’est d’ailleurs grâce à la musique et à l’exigence physique que représente la pratique assidue d’un instrument que Béatrice Ernwein s’est mise à faire du sport en commençant par la plongée avec bouteille avant de se spécialiser dans l’apnée qu’elle pratique au club Amiens Sub. Une pratique sportive qui, estime-t-elle, l’aide en tant que musicienne à « maîtriser la respiration et gérer le stress de manière bien plus positive ».
La musique qui l’aide également dans sa pratique du sport à haut niveau. « On plonge littéralement en léthargie profonde, mais il faut rester consciente ! Alors dans ma tête j’écoute de la musique. Par exemple pour mon titre en 2014, c’était la Méditation de Thaïs du compositeur Jules Massenet qui, en fonction du rythme que je lui donne, dure 5-6 minutes ou plus ; c’est ce qui me permet de garder ma conscience ! « , a-t-elle confié à France 3 Hauts-de-France.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique