Michael Barenboim veut attirer l’attention sur Gaza : « Nous sommes de nombreux juifs à nous engager pour les droits des Palestiniens »

Crédit : makefreedomring.co.uk

Avec d’autres musiciens classiques, Michael, le fils de Daniel Barenboim a créé un collectif qui donne des concerts pour attirer l’attention sur la situation à Gaza. Le violoniste aimerait que d’autres musiciens s’engagent mais avoue qu’il fait l’objet de nombreuses critiques.

Au début de l’année, le violoniste Michael Barenboim, a décidé, avec d’autres musiciens de créer le collectif Make Freedom Ring (Faites résonner la liberté, un nom inspiré d’une citation du baryton-basse américain et militant des droits civiques Paul Robeson ) dont la vocation est de « produire une série d’événements musicaux classiques pour élever les voix palestiniennes et attirer l’attention sur la crise à Gaza ».

Une action qui a déjà permis à des concerts de se tenir à Londres et à Berlin en mars et avril. Un autre est prévu le 30 juillet à Munich. L’occasion à chaque fois de recueillir des fonds destinés à des organisations caritatives, comme Medico International, qui viennent en aide à la population palestinienne de Gaza.

Des tensions sont apparues au sein du West-Eastern Divan Orchestra

L’initiative du fils de Daniel Barenboim est dans la ligne de son père qui avait dénoncé à l’automne dernier le siège de Gaza tout en condamnant vigoureusement l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre. Mais la position du violoniste l’expose à de nombreuses critiques ad hominem comme il l’a confié à la station de radio allemande BR-Klassik. « En tant que juif, j’ai été accusé d’être un traître mais je tiens à souligner une fois de plus que nous sommes également très nombreux, juifs, à nous engager en faveur des droits des Palestiniens » précise-t-il.

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1er violon et assistant de son père à la tête du West-Eastern Divan Orchestra, et professeur  à l’Académie Barenboim-Saïd, Michael Barenboim reconnaît que la situation à Gaza a créé des tensions au sein de la formation et de l’école qui réunissent des musiciens israéliens et d’autres issus des États arabes voisins. « Lors du concert anniversaire (pour les 25 ans de sa création) donné en avril à Berlin, l’ambiance était tendue. Mais il est tout à fait normal et compréhensible que certains gèrent cela mieux que d’autres et que certains trouvent cela très difficile ».

Michael Barenboim espère que d’autres musiciens rejoindront son collectif car « En tant que musiciens classiques, nous ne pouvons pas vraiment changer les raisons des attaques israéliennes et de la famine de la population à Gaza, mais nous pouvons faire quelque chose ».

Philippe Gault

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