Un concert perturbé par des militantes écologistes, le chef d’orchestre arrache leur banderole

Les incidents causés par des actions de militants écologistes lors de concerts se multiplient. Ce week-end, c’est à Varsovie que deux activistes du groupe Dernière Génération sont montées sur scène pour tenter de perturber une représentation.

C’est un drôle de cadeau que l’association écologiste polonaise Ostatnie Pokolenie (Dernière Génération) a offert au chef d’orchestre Antoni Wit qui célébrait à la Philharmonie Nationale de Varsovie son 80e anniversaire et ses 60 ans de carrière.

Alors que le chef polonais dirigeait l’orchestre dans la Messe du couronnement de Wolfgang Amadeus Mozart, deux jeunes femmes, membres de l’association, sont en effet montées sur scène pour déployer une banderole et hurler à l’adresse des spectateurs.

« Notre monde brûle. La vie autour de nous meurt sous nos yeux. Nous sommes la dernière génération qui a une chance de changer quelque chose. Ce spectacle ne peut plus durer ». 

Malgré son âge, Antoni Wit ne s’est pas démonté. L’ancien élève de Nadia Boulanger et de Seiji Ozawa, qui fut directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Varsovie, s’est fermement saisi de la banderole qu’il a arrachée et jetée à terre, sous les applaudissements du public tandis que les musiciens de l’orchestre, imperturbables, ont continué de jouer malgré l’incident.

Dernière Génération, spécialiste des perturbations de concerts

La deuxième partie de la soirée, consacrée à la Symphonie n°3 de Camille Saint-Saëns, a pu se dérouler sans problème alors que les deux perturbatrices ont été interpellées par la police.

Depuis 2 ans, les militants de Dernière Génération ou de ses émanations locales, ont pris pour habitude de perturber des concerts en Europe. Ce fut déjà le cas fin 2022 à l’Opéra Bastille ou à la Scala de Milan et en juillet dernier lors du Festival de Salzbourg.

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Des coups d’éclat médiatiques mais parfois pitoyables comme ce fut le cas en novembre 2022 à Hambourg, à la Philharmonie de l’Elbe, lorsque deux militants s’étaient collés les mains au pupitre du chef d’orchestre… qui n’était pas fixé au sol.

Philippe Gault

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