À près de 13.000 km d’ici, Cape Town, située tout au bout de l’Afrique du Sud a vu sa population changer depuis la fin de la crise sanitaire. Les habitants observent ainsi une épidémie de nomades numériques, rapporte la BBC.
Un habitant du Cap témoigne : « quand j’entre dans un café, je n’entends que des accents français, allemand, néerlandais ou américain ». Leur présence fait grimper le coût de la vie dans cette ville côtière qui compte environ 4,7 millions d’habitants.
Pourquoi les télétravailleurs ont-ils choisi cette ville ? D’abord, c’est un endroit où il fait bon vivre : Le Cap est surnommé « la plus belle baie du monde », avec des plages magnifiques, immenses et un côté « village », avec ses petites ruelles qui se multiplient vers Table Mountain. On peut aussi y apprécier une ambiance chaleureuse, festive sans être excessive, bref, tous les ingrédients pour que la vie soit douce.
Un visa spécifique réservé aux travailleurs digitaux ?
Environ 2.000 de nos compatriotes s’y seraient installés, selon le consulat de France. Parfois, la raison de leur présence est purement professionnelle, mais dans la plupart des cas, c’est par amour de la ville. Le Cap fait partie de ces villes dont on peut tomber amoureux, à l’instar de Sydney, Amsterdam ou encore Montréal.
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Adoptant un point de vue diamétralement opposé à celui des habitants, les autorités locales sont absolument ravies. Ces nomades du numérique viennent ici plusieurs mois pour travailler, mais aussi pour consommer, et faire du tourisme. Ils dépensent en moyenne environ 2.500 euros par mois. C’est donc vertueux économiquement et le site Business Insider écrit que l’Afrique du Sud pourrait être le prochain pays à créer de toutes pièces un visa spécifique réservé à ces travailleurs digitaux, puisque la durée de leur séjour, en théorie, est limitée à 90 jours. Aujourd’hui, le sujet est assez sensible puisque la population risque de se sentir délaissée, donc au profit des télétravailleurs occidentaux.
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