Les Français déjà infantilisés par l’Etat avant la crise du Covid, selon Mathieu Laine

La semaine dernière le Figaro magazine titrait « Arrêtez de nous priver », cette semaine c’est Arrêtez de nous interdire des trucs, arrêtez de nous infantiliser. Et par un curieux retournement de l’Histoire, ce sont les penseurs libéraux de droite qui jouent aujourd’hui le rôle des soixante-huitards d’hier qui expliquaient dans Libération ou dans l’Obs qu’il était interdit d’interdire.

Mathieu Laine souligne qu’avant la pandémie de Covid, l’Etat nous expliquait déjà comment célébrer un Noël écologique

Il y a un biberon bleu blanc rouge en Une du Figaro Magazine et il accompagne la sortie de l’essai du consultant et essayiste Mathieu Laine, un essai qui s’intitule Infantilisation. Quelle est l’originalité de cet essai ? Tout simplement d’expliquer que la crise sanitaire n’a pas inventé l’Etat omnipotent d’aujourd’hui, les privations de liberté que la crise sanitaire nous impose viennent de loin, elles viennent de l’Etat providence, l’Etat Nounou, celui qui avant la pandémie nous expliquait déjà comment célébrer un Noël écologique et Mathieu Laine cite une plaquette de l’Agence de la transition écologique qui nous prenait déjà pour des huîtres, et expliquait ceci dans le texte : « pour petits et grands, Noël reste synonyme d’émerveillement, de bon repas et de beaux moment en familles, mais pour l’environnement, le tableau est moins reluisant : gaspillage alimentaire, surconsommation, déchets supplémentaire et si la magie de Noël consistait à faire doublement du bien aux siens et à la planète ? ».

 

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« Cet abandon de la liberté prépare une ère obsédée par la sécurité et l’hygiénisme », selon Mathieu Laine

L’essayiste pointe la culpabilité, l’infantilisme et le moralisme désormais alimentés par l’Etat qui entre dans nos vies. Alors vous imaginez bien que lorsqu’il s’agit d’imposer le masque, le test, l’autorisation de déplacement, le couvre-feu, cet Etat providence est déjà dans son élément. Et Mathieu Laine dont le Figaro publie les bonnes feuilles poursuit : cet abandon de la liberté qui présume de nos infirmités prépare la règle d’une nouvelle ère aux parfums tyranniques, une ère obsédée par la sécurité, l’hygiénisme, une certaine forme de pureté et un mantra : le bonheur imposé.

David Abiker

 

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