La Lozère est depuis ce week-end le théâtre d’une rave-party. « La fête continue, la colère enfle » peut on lire en Une du Midi Libre.
André Baret, le maire d’Hures-la-Parade dénonce « des gens qui ne respectent rien »
Sur les 10 000 personnes qui ont participé à cette fête sauvage, il y en avait encore 3500 hier soir, et ils ont l’intention de rester jusqu’en milieu de semaine. Libération donne la parole au maire d’Hures-la-Parade André Baret , la commune sur laquelle a lieu la fête : « Ces gens qui ne respectent rien doivent sans aller ». Mais plus facile à dire qu’à faire « On ne déloge pas si facilement plusieurs milliers de personnes décidées à profiter de la vie à l’heure du post-confinement » écrit Libé, qui a aussi interrogé des fêtards. Ils parlent d’un véritable espace de liberté.
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Libération parle d’un rassemblement « plutôt écoresponsable », Le Figaro d’un « site agricole ravagé »
« Libre aussi de consommer les produits que l’on veut » peut-on lire, sous-entendu de la drogue, « mais avec le matériel mis à disposition pour limiter les risques ». Nouveauté cette année, en plus des seringues jetables, on trouve du gel hydroalcoolique et des masques. Mais on sent bien que le respect des gestes barrières, ce n’est pas la priorité des participants. « Si on est ici, c’est qu’on accepte de faire passer l’expérience de la fête avant nos vies » explique Mimi. Et si Libé parle d’un rassemblement « plutôt écoresponsable, sans montagne de déchets », la tonalité est tout autre dans le Figaro, qui évoque les dégâts, un site agricole ravagé. Le journal a également interrogé le maire de la commune concernée : « Nous n’avons pas les moyens de prendre en charge le nettoyage et la remise en état des lieux. C’est un lieu fragile et protégé, cet événement est une véritable dégradation ». Il en appelle à l’Etat, qui pour l’instant a déployé les gendarmes afin d’éviter que d’autres fêtards n’arrivent, ils relèvent également toutes les plaques d’immatriculation.
Augustin Lefebvre