Journée mondiale sans tabac : les Français fument de plus en plus, le Covid est-il en cause ?

C’est aujourd’hui la Journée mondiale sans tabac. Les Français la célèbrent à leur façon : ils recommencent à fumer, nous expliquent le Parisien-Aujourd’hui en France. En 2020, plus de 25 % des adultes ont déclaré fumer, ils étaient 24 % l’année d’avant.

Les personnes en situation de précarité fument de plus en plus

Le nombre de non-fumeurs a baissé : ils sont passés de 38 % à 35,5%. Bref, la pandémie est passée par là. Cela avait pourtant bien commencé, puisqu’en 2017 on dénombrait 700 000 fumeurs de moins, en 2018, 600 000 de moins. Le plus triste c’est que le tabac a repris les personnes en situations de précarité, les personnes qui ont été les plus fragilisées ou les plus exposées à la crise. En fait le Covid n’est pas nécessairement responsable, poursuit le Parisien, car le rebond date du début janvier 2020, on ne parlait pas encore de pandémie. En réalité, ce sont les phases de crise qui encouragent la reprise de la cigarette et les 3 dernières années sont des années de crises multiformes.

 

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Le Parisien a fait la sortie des bureaux de tabac pour interroger ces fumeurs, des hommes, des femmes aussi comme Cynthia « Le coco nous a atteint. Le stress, les enfants, le mari, je suis passé de 8-9 cigarettes, à 12-13, voire un paquet. On fume pour ne pas s’entretuer » confie la fumeuse. Quant à Ibrahim, il s’est trouvé un objectif pour arrêter « Si je trouve une belle gonzesse j’arrête ». Le pire c’est peut-être l’analyse de ce sociologue interrogé par le journal : « pour les plus défavorisés, la cigarette fait office d’anxiolytique. Malgré son prix, elle s’impose dans leurs dépenses comme un produit de première nécessité ». 

David Abiker

 

 

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