« La dissolution, un péché originel qui se paie aujourd’hui », selon Jean-Michel Blanquer

SADAKA EDMOND/SIPA

Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l’Education, vient de publier un livre-choc sur son expérience au pouvoir. Dans La Citadelle (éd. Albin Michel), il se montre féroce vis-à-vis d’Emmanuel Macron. Invité de la matinale de David Abiker ce mardi, il a livré sa réaction sur cette longue attente pour voir apparaître un nouveau locataire à Matignon.

L’ancien ministre d’Emmanuel Macron est agrégé de droit public, et c’est justement « en constitutionnaliste » que Jean-Michel Blanquer a analysé la situation politique actuelle. Il appelle à « toujours avoir une profondeur de champ, à la fois historique et généalogique ». Sur ce dernier point justement, il remonte au 9 juin dernier, date de la dissolution.

C’est « un péché originel », selon le président du Think Tank Terra Academia, une dissolution « à contretemps ». Il estime qu’elle aurait pu éventuellement advenir en septembre ou en octobre, mais pas avant. Il pointe ces circonstances très précises dans lesquelles, selon lui, ce geste présidentiel aurait  » du sens ». « On ne fait une dissolution que lorsqu’il y a un conflit provoqué entre le législatif et l’exécutif, ou quand on vient d’être élu président de la République ».

Sept semaines sans Premier ministre

Des circonstances qui relèvent de l’usage, et non pas du droit, mais qu’il faut respecter, selon Jean-Michel Blanquer, faute de quoi la Constitution est dévoyée.

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« On ne fait pas des coups avec la Constitution. Avec la Constitution, on unit les Français' », résume l’invité de David Abiker, qui martèle que ce « péché originel se paie », alors que la France attend un gouvernement depuis sept semaines.

Béatrice Mouedine

 

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