Vous aimez Gluck ? Rendez-vous à Angers, Nantes et Rennes !

Le Grand Théâtre d’Angers, le Théâtre Graslin de Nantes et l’Opéra de Rennes s’associent cet automne pour rendre hommage à Christoph Willibald Gluck à travers « Iphigénie en Tauride ». Cette œuvre marquante du compositeur bavarois sera proposée sous plusieurs formes et donc accessible au plus grand nombre.

 

La préparation et les coulisses de l’opéra de Gluck proposées dans une série de 15 vidéos

C’est à l’initiative d’Angers-Nantes Opéra et de l’Opéra de Rennes que sera célébrée tout au long de l’automne une des œuvres majeures de Christoph Willibald Gluck qui fit partager son amour de l’opéra à travers toute l’Europe du XVIIIe siècle. Sa tragédie lyrique « Iphigénie en Tauride » sera ainsi jouée sur la scène du Grand Théâtre d’Angers les 23 et 25 octobre, Au Théâtre Graslin à Nantes du 29 novembre au 5 décembre et à l’Opéra de Rennes du 13 au 19 décembre. Sur une mise en scène de Julien Ostini, Diego Fasolis dirigera lors de ces représentations l’Orchestre National des Pays de la Loire, les chœurs d’Angers-Nantes Opéra, les chanteuses et chanteurs et les danseuses retenus.

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La représentation de 25 octobre à Angers fera l’objet d’une captation vidéo retransmise en direct sur de nombreux sites internet. Il y aura également dès le 5 octobre la possibilité de visionner sur les réseaux sociaux des web-documentaires de 5 minutes autour des coulisses et des métiers qui concourent à la création du spectacle, de la conception des décors et de la scénographie aux répétitions de l’orchestre en passant par la création des costumes ou aux sources d’inspiration du metteur en scène. 15 épisodes seront diffusés. Les 8 premiers tous les 2 jours jusqu’aux premières représentations et les 7 suivants en novembre et décembre.

« Iphigénie en Taurine » chanté par Maria Callas, Montserrat Caballé et Placido Domingo

La tragédie lyrique en 4 actes de Christoph Willibald Gluck (livret de Nicolas-François Gaillard) est considérée comme une des œuvres majeures du compositeur bavarois. Elle clôt la séquence française de Gluck qui s’était installé à Paris en 1774. C’est le 17 mai 1779 qu’elle est présenté pour la 1ère fois à l’Académie Royale de Musique (ancêtre de l’Opéra de Paris) en présence de la reine Marie-Antoinette à qui l’œuvre est dédiée.

 

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Après avoir été joué un peu partout en Europe, lorsque le spectacle revient à Paris en 1829, il aura déjà été donné à plus de 400 reprises ! Richard Strauss en signa une version allemande en 1900 tandis que Lorenzo da Ponte, librettiste régulier de Mozart, l’adapta dès 1783 en italien. C’est d’ailleurs cette version que chanta Maria Callas en 1957 à la Scala de Milan dans une mise en scène signée Luchino Visconti. Montserrat Caballé chanta également le rôle-titre de l’opéra de Gluck en 1961 à Lisbonne et Placido Domingo fut Oreste à plusieurs reprises sur la scène du Met Opera à la fin des années 2000.

Philippe Gault

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