TOP 5 Giacomo Puccini (1858-1924)

La Bohème, Tosca, Turandot, autant de chefs-d’œuvre de l’opéra italien. Pourtant, la famille de Puccini le destinait à la musique d’église. On vous livre notre sélection des 5 plus belles pages du compositeur. Lyrisme et émotion garantis.

 

Une représentation d’Aïda de Verdi va décider du destin du jeune Puccini

Né à Lucques en 1858, Puccini baigne dès l’enfance dans la musique. Depuis l’arrière-grand-père, on est organiste et chef de chœur. L’avenir du petit Giacomo est tout tracé : il reprendra le poste de son père à l’église de Lucques ! Mais le destin en décide autrement, grâce à une représentation d’Aïda de Verdi en 1876. Puccini se prend de passion pour le genre de l’opéra. Il entre au Conservatoire de Milan mais ne travaille guère, au grand regret de Ponchielli qui a décelé l’immense potentiel de son élève.

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Puccini a connu la vie d’artiste des personnages de La Bohème

Les camarades de Puccini se rebellent contre la société italienne, jugée conservatrice et trop imprégnées des valeurs bourgeoises. Ces jeunes artistes, qu’on appelle La Scapigliatura, sont déchirés entre l’idéal artistique qu’ils souhaitent atteindre et la dure réalité matérielle. Lorsque Puccini met en musique le roman Scènes de la vie de bohème d’Henri Murger, il connaît donc bien le quotidien de ces artistes enthousiastes, libres, mais sans le sou.

 

Tosca et Madame Butterfly confirme le succès du compositeur toscan

Le succès de Manon Lescaut (1893) sort Puccini des difficultés financières. La Bohème (1896), Tosca (1900) et Madame Butterfly (1904) confirment sa notoriété, mais ne sortent pas pour autant le compositeur de sa retraite de Torre del Lago, où il s’est installé en 1884 avec sa compagne. A l’origine, c’était pour fuir les commérages sur leur liaison adultère. Avec le temps, Puccini apprécie de plus en plus le calme de ce petit village de Toscane, proche de la Méditerranée. D’autant que sa villa donne directement sur le lac Massaciuccoli, un point de vue enchanteur propice à l’inspiration.

S’ils finissent par triompher, les opéras de Puccini ne sont pas toujours compris du public dès la première. Les spectateurs de la Scala commencent par siffler Madame Butterfly, Tosca est attaqué par la presse, et même La Bohème est vivement critiqué. Puccini persévère, et ses œuvres sont bientôt acclamées partout, en Italie et à l’étranger. Turandot, son ultime ouvrage, restera inachevé, interrompu par la mort du compositeur en 1924 d’un cancer de la gorge.

 

Sixtine de Gournay

 

1) Turandot, “Nessun dorma” (Luciano Pavarotti, concert des 3 Ténors à Los Angeles)

 

2) Tosca, « Vissi d’arte” (Maria Callas, au Covent Garden de Londres)

 

3) La Bohème, duo “O soave fanciulla” (Anna Netrebko et Rolando Villazon à Berlin)

 

4) Madame Butterfly, Chœur “à bouche fermée”

 

5) Gianni Schicchi, “O mio babbino caro” (Renée Fleming et Berliner Philharmoniker)

 

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