SOS Corail : Un appel aux dons pour sauver les récifs coraliens

Australian Institute of Marine Science

Ce 8 juin, Journée mondiale des océans, vous pouvez participer au sauvetage des coraux français grâce à l’appel aux dons de la Fondation de la mer. L’opération s’appelle SOS Corail, car on le sait peu mais la France abrite 10% des récifs coralliens de la planète grâce à ses territoires d’outre-mer, des écosystèmes millénaires mais aujourd’hui très endommagés.

62% des récifs coraliens français sont considérés comme dégradés

L’opération SOS Corail a sélectionné 14 projets de sauvegarde ou de réhabilitation de récifs coralliens ou d’écosystèmes qui y sont associés, c’est le cas à Mayotte où l’association Tsaratanana porte un programme de restauration des mangroves, un écosystème encore trop méconnu selon Nathalie Dugas, présidente de l’association : « il y a une forte méconnaissance des mangroves, qui sont assimilés à des endroits sales (…) à ce titre il y aura beaucoup de sensibilisation à destination des plus jeunes et une incitation de la population à réhabiliter ces lieux ».

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Des palétuviers, les arbres caractéristiques des mangroves, seront replantés. 15 hectares sont concernés, et 13 autres projets sont menés en Guadeloupe ou encore en Polynésie. Si la France est le 4ème pays du monde pour ses coraux avec ses 60.000 km2 de récifs coralliens, et que certains sont plutôt en bon état, 62% sont bel et bien considérés comme dégradés, c’est notamment majoritairement le cas de ceux dans les Antilles, à Mayotte ou à la Réunion, comme le souligne Pascale Joannot, directrice scientifique de l’opération SOS Corail : « les grosses pressions sont d’une part le réchauffement climatique qui provoque un stress avec la température de l’eau, et il y a les pressions anthropiques, auxquelles on peut remédier avec une meilleure urbanisation, un meilleur traitement des déchets et des eaux usées ».

 

25% des espèces marines dépendent de la survie des récifs

Dans le monde, 50% des coraux ont déjà disparu depuis 1870, 1/3 des restants sont menacés, alors qu’ils abritent une biodiversité exceptionnelle, avec plus de 25% des espèces marines qui dépendent de la survie de récifs. Ces écosystèmes jouent aussi un rôle essentiel pour la pêche, le tourisme et même la protection des côtes, avec 500 millions de personnes vivant à proximité de coraux, il faut donc agir vite, d’autant qu’il faut 15 ou 20 ans pour qu’un récif dégradé retrouve un aspect normal.

Baptiste Gaborit

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