Salles de sport : Peuvent-elles encaisser le choc économique de la crise du Covid ?

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Les salles de sport rouvrent aujourd’hui leurs portes. Avec le monde de la culture, les salles de sport ont sans doute été les plus affectées par la crise sanitaire et économique. Dans la restauration on a pu faire un peu de livraisons ou de ventes à emporter, il y a eu des terrasses à certains moments. Pour les salles de sport, il ne se passe pratiquement rien depuis mars 2020.

Les salles de sport vivent sur un modèle d’abonnement

Il y a bien eu une petite réouverture l’été dernier, mais depuis 10 mois le rideau était totalement baissé sauf pour quelques activités avec les jeunes. La reprise arrive mais elle ne sera sans doute que très progressive. Il y a toujours une envie de sport en France mais on va recommencer avec des jauges et surtout pour les salles de sport et les clubs de gym la crise va laisser deux traces. La première c’est que les sportifs français se sont adaptés pendant le covid. Ils ont été nombreux à se mettre au vélo ou à la course à pied par exemple. Et ce n’est pas certain qu’ils auront envie de retourner dans des salles aujourd’hui.

 

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Surtout qu’une salle, c’est un budget, et c’est le deuxième vrai problème des salles. Elles vivent sur un modèle d’abonnement et confinement oblige, les Français ont été très nombreux à ne pas renouveler leur abonnement. On estime que plus de la moitié des clients se sont envolés et comme souvent, les gens partent par paquets et vont revenir un par un. La reconquête risque d’être très longue.

Comment les salles vont encaisser le choc économiquement ?

Il existe 6.500 établissements, dont 3.500 salles de fitness avec des machines et 3.000 clubs pour faire de la boxe, du tennis, du squash ou du yoga ou de l’escrime ou du judo. C’est un secteur dans lequel les indépendants sont nombreux. On dit que 500 établissements ont sans doute fermé définitivement l’an dernier. Les autres ont perdu entre 30 et 50% de leur chiffre d’affaires. C’est plus d’un milliard d’euros sur un peu plus de trois milliards qui sont partis en fumée. Avec les aides qui ont garanti l’équivalent de 20% du chiffre d’affaires 2019 et le chômage partiel, ceux qui n’ont pas de trop grosses charges ou de dettes ont sans doute pu encaisser le choc. Mais l’heure de vérité ce sera à la rentrée de septembre. Au moment où les gens prennent de bonnes résolutions ou déménagent, vont-ils se réinscrire dans les clubs ? Si il n’y a pas de quatrième vague et que les clients reviennent, le secteur repartira au petit trot… sinon, il y aura beaucoup de perdants.

David Barroux

 

 

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