Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron l’assure, « il n’y a pas de faux suspense, j’ai envie »

Capture écran : Youtube / Elysée

Emmanuel Macron répond aux questions des lecteurs du Parisien ce mercredi 5 janvier, pendant plus de deux heures, dans le Salon d’Hiver de l’Elysée. Les gestes barrières ont été appliqués de la manière la plus stricte et les sept lecteurs ont pu avec une liberté de ton totale, interroger le président sur à peu près tous les sujets.

Emmanuel Macron a deux obsessions : l’Europe et la vaccination

Nous avions face à nous un président de la République avec deux obsessions en tête : l’Europe d’une part -il a d’entrée de jeu étrillé ceux qui s’étaient émus de voir le drapeau européen flotter sous l’Arc de Triomphe (« Ont-ils oublié d’où il venait, ce drapeau, nos générations n’ont jamais connu la guerre. J’aime l’Europe parce que c’est un projet de paix »), mais surtout la vaccination. On ne le découvre pas mais il y a eu un changement de ton vis-à-vis des antivax les plus radicaux : « moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie ». C’est un changement de braquet : Emmanuel Macron a bien senti qu’une mauvaise humeur montait dans le pays avec une immense majorité qui s’impatiente devant ceux qui refusent toujours de se faire vacciner, alors il épouse l’impatience de cette majorité. Il le fait avec cette expression spontanée que nos lecteurs ont parfaitement comprise, la majorité de ceux qui adhèrent à la vaccination.

A lire aussi

 

Sur le plan de la fiscalité Emmanuel Macron a dit son ambition de continuer à baisser les impôts

Devant les lecteurs du Parisien, c’était donc un président mais aussi un candidat ou presque ! L’un d’eux lui a fait remarquer que personne ne doutait qu’il finirait par être candidat, alors au fond pourquoi ne pas le dire. Voici la réponse d’Emmanuel Macron : « il n’y a pas de faux suspens. J’ai envie. Dès qu’il y aura les conditions sanitaires qui le permettent et que j’aurai clarifié ce sujet, en moi-même et par rapport à l’équation politique, je dirai ce qu’il en est ». Pas de faux suspense donc, mais aussi dans cet échange avec les Français une esquisse de programme. On a bien senti que le président préparait deux grandes réformes, des refontes même : l’Education nationale d’une part, et notre système de santé d’autre part. Sur le plan de la fiscalité il a dit son ambition de continuer à baisser les impôts, en particulier sur un sujet qui fera couler beaucoup d’encre dans les semaines à venir, celui des droits de succession : « je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’il faut augmenter les droits de succession à tout va, au contraire » a lâché Emmanuel Macron. Il était face aux lecteurs du Parisien et prépare de nombreux déplacements dans les prochaines semaines, il veut le contact direct avec les Français. C’est logique ça s’appelle une campagne présidentielle.

David Doukhan

 

Retrouvez l’Info politique