Présidentielle 2022 : Comment Emmanuel Macron tente de dissocier son image de la crise du Covid

La France redoute un nouveau confinement c’est la Une du Figaro, ce que Vincent Trémolet de Villers appelle la prison à domicile dans son éditorial et l’on saura demain si le couvre-feu passe de 20h à 18h, s’il n’a lieu que le week-end ou toute la semaine. De son côté Emmanuel Macron tente de « raconter une autre histoire » pour 2022.

 

« L’enjeu », dit un proche du président, « c’est de dissocier l’image de Macron de la période de merde que nous vivons ».

Le Courrier Picard est lui résigné : La France attend le couvre feu à 18h, Il faut s’attendre au pire surenchérit la la Dépêche du Midi. Alors bien sûr quand depuis près d’un an l’agenda gouvernemental consiste à communiquer sur des privations de libertés et à gérer le calendrier logistique de masques, de test et de vaccins qui n’arrivent pas à l’heure, c’est compliqué de préparer sa réélection. C’est le sens de la Une de l’Opinion : 2022 Macron cherche un autre histoire à raconter. Et l’Opinion raconte comment le Président essaie de trouver des idées pour 2022, comment il a missionné son équipe pour défendre ce qui a été fait. Je retiens une formule dans l’article, elle est d’un conseiller anonyme hélas : « l’enjeu », dit ce proche du président, « c’est de dissocier l’image de Macron de la période de merde que nous vivons ». Ca ne va pas être facile.

A lire aussi

Le pouvoir de Facebook et Twitter interroge les observateurs

Et dans son édito Nicolas Beytout ajoute « Macron doit s’extirper des pièges de la gestion quotidienne de l’épidémie et être jugé sur autre chose que l’administration de la crise ». C’est aussi le sens du séminaire gouvernemental qui a lieu aujourd’hui et dont le Figaro résume les enjeux : définir les priorités de la fin de mandat malgré cette crise sanitaire. En attendant un bilan et un projet pour 2022, lisez dans le Figaro toujours, la tribune d’Edouard Tréteau qui s’interroge sur le pouvoir de Facebook et Twitter : « imaginez », écrit-il, « qu’en 2022 un candidat soit débranché par Twitter ou Facebook parce que ces réseaux sociaux considèrent qu’il a tenu des propos non conformes ? Où va la démocratie ? ».

David Abiker

 

Retrouvez l’actualité du Classique