Opéra de Paris : « Le Rouge et le noir » le ballet de la démesure au Palais Garnier

Crédit: ONP

C’est la grande rentrée du ballet de l’Opéra de Paris qui propose jusqu’au 4 novembre l’adaptation du célèbre roman de Stendhal Le Rouge et le noir sur une chorégraphie de Pierre Lacotte et des musiques de Jules Massenet. À l’occasion de cette création mondiale, plus de 100 danseuses et danseurs du Corps de Ballet de l’Opéra, des Étoiles des Premiers Danseurs et des élèves de l’école de danse seront réunis sur la scène du Palais Garnier.

400 costumes, une cinquantaine de parures et 35 toiles peintes

Avec cette adaptation chorégraphiée par Pierre Lacotte du chef d’œuvre de Stendhal Le Rouge et le Noir l’Opéra national de Paris renoue avec une rareté, une création classique et narrative car, si ce genre de grands ballet narratifs est plus courant au Royal Ballet de Londres, au Ballet de Hambourg ou encore au Bolchoï de Moscou, l’Opéra National de Paris (ONP) n’en n’a proposé qu’une petite poignée depuis 20 ans, notamment la reconstruction de Paquita (par Pierre Lacotte) ou l’adaptation des Enfants du paradis (par José Martinez).

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Une création mondiale au Palais Garnier pour laquelle l’Opéra de Paris a vu très grand. Ainsi, sur les 154 danseurs du Ballet de l’Opéra, plus d’une centaine seront sollicités. Le ballet en trois actes (et de trois heures) requerra pas moins de 400 costumes, une cinquantaine de parures et 35 toiles peintes pour le décor, tous imaginés par Pierre Lacotte et confectionnés par les ateliers de l’Opéra, sans oublier la vingtaine d’extraits de musique de Jules Massenet sur lesquels évolueront les artistes, accompagnés par Orchestre de l’ONP que dirigera Jonathan Darlington.

La représentation du vendredi 21 octobre sera diffusée en direct au cinéma en France et en Europe

Le nombre de danses est tel que le danseur étoile Mathieu Ganio, qui incarnera le héros Julien Sorel (en alternance avec les autres danseurs étoile Hugo Marchand et Germain Louvet et le premier danseur Florian Magnenet), s’y perd. « J’ai deux variations et huit…non, dix pas de deux, dont six avec Mme de Rênal et Mathilde de la Mole », affirme le danseur qui évoque « pression et effervescence (…) Mais c’est important pour l’Opéra de pouvoir faire des créations avec autant de monde sur scène, avec beaucoup de rôles de solistes. C’est un super cadeau. J’attendais (cela) depuis longtemps ».

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Cette grande production intervient après deux ans mouvementés pour la compagnie et la maison en général qui a subi une grève sans précédent fin 2019 et début 2020 suivie de la crise sanitaire qui a  contraint notamment la troupe à commencer les répétitions pour Le Rouge et le Noir à distance via Zoom. À noter que la représentation du 21 octobre fera l’objet d’une captation vidéo réalisée par Vincent Bataillon qui sera diffusée en direct dans les cinémas, dans un 1er temps en France et en Europe, puis ultérieurement dans le reste du monde.

Philippe Gault (avec AFP)

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