Non-respect du port du masque : 3000 à 4000 verbalisations par semaine, selon Gérald Darmanin

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, était l’invité de Guillaume Durand ce mardi 6 octobre. Regrettant que les « comportements individuels amènent à des décisions collectives », il a annoncé que les policiers procédaient chaque semaine à 3000 à 4000 verbalisations pour non-respect du port du masque, et avaient effectués  12 000 contrôles dans les établissements qui reçoivent du public.

 

Emmanuel Macron se rendra mercredi 7 octobre dans les Alpes-Maritimes

Gérald Darmanin a confirmé au micro de Guillaume Durand qu’il accompagnerait demain Emmanuel Macron dans les Alpes-Maritimes, après le passage de la tempête Alex qui a détruit partiellement plusieurs villages. Le ministre, qui s’était déjà rendu sur place le week-end dernier avec le Premier Ministre Jean Castex, a rappelé qu’il y avait 4 personnes décédées et au moins 8 disparus, et que 7000 personnes avaient dû être relogées. S’il a reconnu « une grande confusion pendant quelques heures », il a souligné que le chef du gouvernement avait mobilisé la solidarité nationale pour les villages touchés, dont il estime le montant des réparations à plusieurs centaines de millions d’euros.

 

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Fêtes clandestines : « une forme d’égoïsme » selon Gérald Darmanin

Autre sujet d’actualité, celui des fêtes clandestines que le Parisien-Aujourd’hui en France a mis en Une. Regrettant « des comportements individuels qui amènent à des décisions collectives », Gérald Darmanin a annoncé que les policiers procédaient chaque semaine à 3000 à 4000 verbalisations pour non-respect du port du masque, et contrôlaient 12000 établissements recevant du public. Même s’il dit « comprendre qu’on n’ait pas envie de connaître un an de difficultés sanitaires quand on vient d’avoir 18 ou 19 ans », le locataire de la place Beauvau affirme qu’il est difficile d’accepter ces comportements, « une forme d’égoïsme » selon lui, ajoutant qu’ « être citoyen, c’est accepter que sa liberté soit limitée pour le bien commun ».

 

Loi séparatisme : il y aura des modifications de la loi de 1905 « à la marge » indique Gérald Darmanin

Interrogé sur la « loi séparatisme », qui a fait l’objet d’un discours d’Emmanuel Macron vendredi dernier, Gérald Darmanin a précisé qu’elle ne porterait pas ce nom, mais sans doute celui de « projet de loi renforçant la laïcité et les principes républicains ». Assurant que l’idée est bien de « lutter contre le séparatisme principal qu’est l’islam radical », Gérald Darmanin a souligné que ce n’était pas seul objet du texte, et qu’il s’adresse à toutes les cultures, et s’oppose à tous les mouvements sectaires.

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S’agit-il de réécrire la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat ? A cette question de Guillaume Durand, le ministre de l’Intérieur a répondu qu’il n’était pas question de toucher aux deux premiers articles de la loi de 1905, « qui ont une valeur constitutionnelle et qui forment la laïcité », puisque « la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ». Toutefois il y aura des modifications « à la marge » a indiqué le ministre, avec un renforcement des dispositions. A titre d’exemple, il a cité l’interdiction de faire de la politique électorale dans les lieux de culte, présente dans la loi de 1905, mais qui n’est pas accompagnée de sanctions. Gérald Darmanin a indiqué que le gouvernement offrirait aux préfets et aux maires la possibilité de sanctionner ceux qui font de la politique dans les lieux de cultes.

 

Loi séparatisme : Gérald Darmanin salue les mesures « extrêmement courageuses » d’Emmanuel Macron

Autre point crucial de la future loi Séparatisme, un contrôle accru des associations cultuelles qui reçoivent des subventions de l’Etat: « aucun dirigeant de ces associations ne doit avoir été condamné pour radicalisation, complicité ou apologie de terrorisme », a martelé Gérald Darmanin. « Avec l’argent des Français on ne peut pas subventionner des gens prosélytes, agressifs qui prônent le changement profond de l’identité française ! » s’est-il indigné, saluant les mesures de bon sens, « extrêmement courageuses », annoncées par Emmanuel Macron.

Béatrice Mouedine

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