Nathalie Loiseau détaille ses priorités pour « une Europe puissante » dans la Revue de Presse de Michel Grossiord

Chaque matin, Michel Grossiord décrypte l’actualité et vous partage sa Revue de Presse

 

La revue de presse avec un très mauvais jeu de mots, mais que vous revendiquez !

D’autant qu’il n’est pas de moi… « Objectif… décollage pour Loiseau »… Loiseau comme Nathalie Loiseau bien sûr…
Titre emprunté à Libération, à ne pas confondre avec la manchette alarmiste de La Croix : Les crépuscule des oiseaux… Ce journal imagine ce que serait un monde sans oiseau alors que le rapport sur la biodiversité est publié aujourd’hui…
Le déclin des oiseaux en un chiffre : leur nombre a baissé d’environ 30% en 20 ans… Les raisons sont connues : diminution des espaces naturels, recours abusif aux pesticides qui ont entraîné une disparition des insectes…

Emmanuel Macron n’entend pas subir « le crépuscule de Loiseau »

L’Elysée a sonné la mobilisation générale pour la sauver, alors que certains sondages donnent la liste du Rassemblement national en tête le 26 mai, avance également L’Opinion…
Le premier ministre, déjà sous pression sur les mesures de sortie du grand débat, va faire deux réunions publiques par semaine jusqu’au scrutin, avance Le Parisien. Ça commence ce soir à Caen, aux côtés de la tête de liste…

Elle détaille ses priorités pour « une Europe puissante »

Interview aux Echos. Nathalie Loiseau veut conjuguer puissance et protection, et attaque le Rassemblement national synonyme de destruction de l’Europe…
Mauvaise nouvelle pour l’exécutif, mise à la Une par Le Parisien : les prix débordent à nouveau à la pompe… La fiscalité n’y est pour rien, mais cette hausse est-elle de nature à raviver la contestation des Gilets jaunes, s’interroge le journal.
Les Gilets jaunes. Plus d’un millier de personnes des métiers de la culture (parmi lesquelles Juliette Binoche, Emmanuelle Béart…) leur apportent leur soutien dans un texte en écriture inclusive (réalisateurs.trices, comédien.ne.s, sculpt.eur.rice.s etc…) publié par Libération : « Nous le proclamons ici : Nous ne sommes pas dupes »

Pas dupes de quoi ?

Pas dupes, je cite, des « ficelles usées à outrances pour discréditer les gilets jaunes décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs… » (ficelles utilisées par les médias grand public, écrivent les signataires)
Bon, les médias grand public ont parfois les faveurs de certains des signataires, je pense à Juliette Binoche qui a par exemple accordé -pour Le Figaro madame- une interview à l’écrivain Yannick Haenel, interview réalisée dans la limousine qui la conduisait à Roissy, où les accompagnateurs de la star l’attendaient déjà avec ses bagages pour la mener jusqu’à son avion pour Tokyo…
Une interview sur la route de l’aéroport, pas très correct de nos jours, alors que l’on retrouve ce matin la signature de Juliette Binoche au bas d’une nouvelle tribune pour le climat (dans Le Monde)

On lira aussi ce matin une autre contribution sur les gilets jaunes…

Tout autre en effet. Jacques Julliard, dans son carnet du Figaro, constate que le mouvement parti des ronds points est en train de s’abîmer dans un abaissement moral auquel le mouvement ouvrier, même dans ses formes les plus radicales, n’a jamais succombé (l’immonde slogan ‘Suicidez- vous’…)
Jacques Julliard cite aussi la polémique sur les dons pour Notre Dame de Paris et le tweet d’une représentante de l’UNEF devenue écrit-il le symbole dérisoire de cette dégradation dérisoire… Le tweet disait : « Je m’en fiche de Notre Dame, je m’en fiche de l’histoire de France ».
Julliard cite le mot du philosophe américain Santayana : ‘Ceux qui ignorent leur histoire sont condamnés à la revivre’…

Justement, à propos d’histoire, une double page remarquable parue ce week-end…

« Les éclaireurs de la France libre », dans Le Monde.
Quand le journal a commencé à rencontrer les Compagnons de la Libération il y a 7 ans, ils étaient encore une vingtaine. Aujourd’hui, il ne sont plus que 4.
Dès le 17 juin 1940 et le discours du maréchal Pétain, ils décidèrent de combattre par tous les moyens l’occupant et le régime de Vichy.
Ils ne sont donc plus que 4, à l’avant-veille du 8 mai…
Daniel Cordier. Hubert Germain. Pierre Simonet et Edgard Tupët-Thomé.
Le dernier carré.
« Alors que les opportunistes et les collabos n’avaient pas encore choisi la veulerie et l’infamie, que les attentistes commençaient à attendre, ils ont rejoint Londres ou la clandestinité », raconte Benoit Hopquin, qui a une seule question en tête : d’où venait cette résolution à ne pas céder sous le joug nazi ?
L’un d’eux, Claude Lepeu (décédé il y a 2 ans) : « C’est en soi. Ca s’est imposé à moi. Ca a jailli comme l’amour. »
Un autre, Claude Raoul-Duval s’était enfui de l’Ecole de l’air, devenant déserteur et cherchant le moyen de gagner l’Angleterre pour poursuivre le combat.
Il a raconté que lors de l’offensive allemande, il préparait à Bordeaux l’entrée à l’école navale… « C’était le 14 juin, Paris venait d’être pris, je me vois devant ma feuille d’examen me disant : ‘Alors tu vas passer le concours, tu vas peut être être reçu. Tu vas devenir officier d’un Etat qui sera aux ordres de l’Allemagne nazie ?’ Je me suis levé de ma table et j’ai remis une copie blanche ».

 

 

Michel Grossiord

 

 

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