L’Opéra : La série d’OCS Max, un « 10 pour cent » au Palais Garnier ?

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Plus que la vie du corps de ballet, la série L’Opéra que propose à partir de ce mardi 7 septembre OCS Max décrit le fonctionnement humain de l’Opéra de Paris. Intrigues, conflits d’intérêt, succès, jalousies, passions mais aussi gestion des enjeux sociétaux, c’est tout le petit monde d’une grande institution qui y est observé à la loupe.

Benjamin Millepied, ancien directeur de la danse à la tête du Ballet de l’Opéra de Paris, a inspiré un personnage

Vous avez aimé Dix pour cent, la série qui racontait la vie d’une agence artistique d’acteurs ou Le Bureau des légendes sur celle d’un service d’agents du renseignement, alors vous aimerez certainement L’Opéra, qui se plonge dans les coulisses de l’Opéra de Paris en 8 épisodes proposés chaque mardi sur OCS Max, la plateforme SVOD que proposent par abonnement la plupart des box TV.

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C’est d’ailleurs, Cécile Ducrocq, une des scénaristes des deux grandes séries françaises à succès, qui réalise cette nouvelle saga tournée en partie au Palais Garnier (grand escalier, toit, entrée des artistes, grand foyer), mais pour l’essentiel en Belgique à l’Opéra de Liège. Les salles de répétition ont été reconstituées, et le casting mélange anciens danseurs et comédiens qui se sont entraînés et sont doublés durant les scènes de danse.

Raphaël Personnaz : « J’imaginais un peu bêtement l’Opéra pris dans une réalité appartenant à 1890 »

L’Opéra c’est l’histoire d’une étoile « vieillissante » qui cherche à tout prix à conserver sa place. La série gravite autour de cette danseuse, jouée par Ariane Labed, que l’Opéra veut licencier, du jeune directeur de la danse interprété par Raphaël Personnaz (un rôle inspiré de Benjamin Millepied) qui veut dépoussiérer la compagnie, ou encore d’une danseuse noire (Suzy Bemba), surnuméraire (engagée en CDD) qui se bat pour intégrer la compagnie. La production explique avoir voulu aborder, au-delà de la danse, des sujets de société forts comme la diversité, la souffrance au travail ou le droit à une seconde chance. « Ce qui m’a le plus surpris, c’est l’ancrage dans notre société contemporaine de l’Opéra, que j’imaginais un peu bêtement pris dans une réalité appartenant à 1890″,  déclare Raphaël Personnaz.

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Y sont également évoqués, entre autres, un préavis de grève, les tensions ou complicités entre anciens et nouveaux et les tentatives pour réformer une institution réputée rétive aux changements. «Ça m’intéressait évidemment d’avoir du glamour, de la danse et de la beauté, mais aussi de montrer dans ce métier les négociations et les frustrations », explique Benjamin Adam, co-créateur de la série avec Cécile Ducrocq. Producteurs et scénaristes se sont documentés, en discutant avec des danseurs et autres employés de l’Opéra de Paris, et ont été conseillés par Astrid Boitel, ancienne élève à l’École de danse de l’Opéra où elle a aussi été assistante à la direction. Le tournage d’une saison 2 a déjà démarré avant même la diffusion des huit premiers épisodes à partir de ce mardi sur OCS Max.

Philippe Gault (avec AFP)

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