Emmanuel Macron cherche une sortie, c’est la Une des Dernières Nouvelles d’Alsace. Loi sécurité, l’article 24 passé à tabac, c’est l’accroche de Libération. Article 24 : Macron ordonne le recul, c’est la une du Figaro. Pour l’Opinion, Macron reprend les commandes de Darmanin.
Violences policières : Emmanuel Macron accordera un entretien à Brut jeudi 2 décembre
L’enjeu, c’est de vider l’article 24 de tout ce qui fâche, sans le retirer. D’où la réécriture par une commission de l’Assemblée Nationale, d’où l’oral d’hier du Ministre Darmanin devant les parlementaires. Dans le Figaro surtout, le verbatim du coup de gueule d’Emmanuel Macron, c’était hier soir à l’Elysée : « Vous m’avez mis dans une situation qui aurait pu être évitée ». « C’était plus que ferme », rapporte un participant, « c’était létal ». Double réponse donc, réécriture de l’article 24 et explication brut de décoffrage sur le média Brut jeudi soir, média jeune et connecté pour répondre à l’indignation de la jeunesse et des minorités face aux brutalités policières.
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Pendant ce temps là, la Croix ce pose une question : Comment font les Allemands ? Eh oui, quand les Français ont un problème, ils regardent du côté allemand. Comment font-ils avec leurs forces de l’ordre durant les manifestations ? Ils pratiquent la désescalade.
En Allemagne les flashball sont interdits
Exemple avec une manifestation à Berlin il y a 15 jours. Les manifestants ne respectent pas les règles de la distanciation. Des policiers peu armés reconnaissables à leurs vestes jaunes s’adressent en tête à tête aux organisateurs. Ca ne marche pas, on avertit les manifestant avec les hauts-parleurs. Ca ne marche pas, on utilise les canons à eau. Mais attention, pas de manière frontale, avec un jet circulaire, pour ne blesser personne.
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Dans les année 80, les Allemands manifestaient souvent le visage couvert et avec des casques, ils étaient parfois mieux équipés que la police. Les casques ont été interdits, les manifestants ont accepté ces règles et les affrontements ont perdu en intensité. Moins d’affrontements qu’en France, moins spectaculaires. En Allemagne les flashballs sont interdits. Autre différence, les services de police dépendent principalement des Länders avec des liens territoriaux très forts. Autres différences, les policiers anti-émeutes ne restent en fonction que pour deux ou trois ans, ce qui modifie leur rapport à la violence. Ceci dit, l’Allemagne connaît aussi les bavures, elle voit également l’influence de l’extrême-droite sur une partie des agents, sa police rencontre aussi des problèmes de racisme.
David Abiker