Les grands orchestres britanniques craignent le Brexit

Si le 1er ministre Boris Johnson n’infléchit pas sa position c’est un Brexit dur, une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord, qui attend les Britanniques à la fin du mois (à moins d’un nouveau report). Une situation qui fragiliserait toute l’économie du pays, y compris l’industrie artistique et, notamment, les grandes institutions musicales qui s’organisent pour faire face à cette éventualité.

Orchestres britanniques recherchent musiciens

Un grand nombre de musiciens locaux ou européens s’inquiètent d’un durcissement des conditions de circulation entre la Grande-Bretagne et le reste de l’Europe. Sur ce sujet, le directeur de l’Association des orchestres , Mark Pemberton, dans « La lettre du musicien » déplorait récemment la difficulté de sensibiliser députés, fonctionnaires et conseillers spéciaux qu’il rencontre : « La culture est la dernière des préoccupations du gouvernement, et les orchestres sont une sous-partie  de la culture, nous sommes donc tout petits… ». Par ailleurs, le statut de travailleur indépendant, qui prévaut pour une majorité des musiciens professionnels, et la nature imprévisible de leur travail sont d’autres sources de préoccupation du secteur. « Dans le Brexit, il n’y a pas de place pour les artistes free-lance », déplore Mark Pemberton. Des inquiétudes qui conduisent les grandes formations à intensifier leurs recherches de nouveaux musiciens ou des suppléants, y compris pour les plus grands postes comme celui de 1er violon au London Symphony Orchestra. L’orchestre symphonique de Birmingham Orchestra et le Royal Northern Sinfonia de Newcastle sont également à la recherche de musiciens et les annonces se multiplient sur les sites des orchestres et sur les plateformes d’offres d’emploi.

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Philippe Gault

 

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